L’UE renonce finalement aux batteries remplaçables dans les montres connectées

Bruxelles fait volte-face : vos montres connectées garderont leurs batteries scellées. Risque d’incendie, étanchéité menacée… la Commission justifie ce revirement surprenant. Une exception qui en cache une autre, du côté des smartphones haut de gamme.

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L'UE renonce finalement aux batteries remplaçables dans les montres connectées
L’UE renonce finalement aux batteries remplaçables dans les montres connectées © L'EnerGeek

Les batteries de montres connectées, de traqueurs d’activité et de petits jouets électroniques n’auront finalement pas à devenir remplaçables par leurs utilisateurs. La Commission européenne a annoncé, mardi 14 juillet, une dérogation à cette obligation, qui devait entrer en vigueur en février 2027, rapporte BFMTV.

Cette règle découlait d’un texte plus large adopté en 2022 par l’Union européenne. L’objectif affiché était de rendre les batteries plus facilement remplaçables et recyclables dans la plupart des appareils et des véhicules, pour lutter contre l’obsolescence programmée et renforcer la sécurité d’approvisionnement du continent. Le recyclage de matières comme le lithium, le nickel ou le cobalt, produites essentiellement à l’étranger, en dépend directement.

Pour les petits appareils électroniques, Bruxelles a changé d’avis. La miniaturisation extrême des composants et leur disposition à l’intérieur des montres, traqueurs et jouets créent, selon la Commission, « un risque non-négligeable de détériorer ou perforer les batteries » lors d’un changement effectué par un particulier. Cette opération sera donc réservée à des professionnels.

Pourquoi les montres ?

L’enjeu n’est pas que mécanique. Ces appareils sont conçus pour être étanches, résistants à l’eau et à l’humidité, une caractéristique que l’ouverture répétée du boîtier pourrait compromettre. S’y ajoute un risque d’incendie, propre aux batteries au lithium, un matériau qui prend feu spontanément au contact de l’air.

La décision ne sort pas de nulle part. La Commission avait lancé l’an dernier une consultation auprès des fabricants, pour identifier les produits susceptibles de justifier une dérogation aux règles de 2022, pour des raisons techniques ou de sécurité.

Les smartphones et les tablettes, eux, restent soumis à l’obligation initiale. Leurs batteries devront rester facilement remplaçables, à une exception près : les modèles dotés d’une durabilité élevée, une caractéristique que revendique la plupart des appareils haut de gamme, en seront dispensés.

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