Un ingénieur perce un trou dans un tuyau d’essence : son astuce vous fait économiser des millions de litres de carburant chaque année

Un simple trou dans un tuyau a révolutionné le plein d’essence il y a 80 ans.

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Un ingénieur perce un trou dans un tuyau d'essence : son astuce vous fait économiser des millions de litres de carburant chaque année
Un ingénieur perce un trou dans un tuyau d’essence : son astuce vous fait économiser des millions de litres de carburant chaque année © L'EnerGeek

Il y a près de 80 ans, à une époque où faire le plein pouvait être une vraie prise de tête, une invention a simplifié la vie de millions d’automobilistes. En 1939, l’ingénieur américain Richard C. Corson a imaginé un pistolet d’essence avec un petit orifice. Le dispositif s’appuie sur l’effet Venturi et a rendu le remplissage plus simple, tout en permettant de réaliser d’importantes économies de carburant et en limitant la pollution.

Une invention qui a tout changé

Avant ça, remplir un réservoir était délicat. Les employés des stations-service devaient surveiller le remplissage, souvent penchés sur les goulots, pour éviter les débordements, ce qui provoquait des flaques d’essence, des odeurs nauséabondes et augmentait les risques d’incendie. L’idée de départ de Richard C. Corson était de permettre à un opérateur de remplir plusieurs fûts en même temps sans créer de geysers. Le brevet de ce bec innovant a été déposé en 1939.

Dans les années 1950, le système a été largement adopté par des fabricants comme OPW, et il est devenu un standard dans les stations-service modernes. Presque chaque plein dans le monde s’effectue aujourd’hui avec ce même trou de détection, qui actionne un arrêt automatique quasiment identique depuis son invention. Derrière le fameux « clac » à la fin du remplissage se cache un mécanisme astucieux qui évite les débordements.

Comment ça marche, en détail

Le dispositif de Corson est purement mécanique. L’essence passe par une zone rétrécie dans le tuyau, ce qui accélère le fluide et fait baisser la pression selon l’effet Venturi, décrit au XVIIIᵉ siècle par le physicien Giovanni Battista Venturi. Cette baisse de pression aspire de l’air via un petit tube relié à l’extrémité du bec ; tant que l’air circule, la valve reste ouverte. Dès que le niveau d’essence recouvre le trou, l’air ne circule plus, la dépression change et la valve interne se ferme avec le fameux « clac ».

Aocheng, fabricant de buses industrielles, précise que ce petit trou, avec son venturi interne, constitue la première barrière contre les débordements et les émissions de vapeurs. Associés à des systèmes de récupération des vapeurs intégrés, ces dispositifs jouent un rôle important pour limiter les rejets d’hydrocarbures à chaque plein.

Aspects économiques, environnementaux et gestes à ne pas faire

Les économies liées à ce système sont non négligeables. Selon JVTech, éviter les débordements permet d’économiser des « millions de L de carburant chaque jour« , tout en réduisant les risques d’incendie et les émissions indésirables. Cela dit, le pistolet peut parfois être « trompé » par des éléments comme une mousse abondante, un goulot étroit ou un angle d’insertion incorrect, ce qui peut provoquer des coupures prématurées.

Il est déconseillé d’essayer de « forcer » après le premier clic pour arrondir la somme. Cela peut envoyer du liquide dans le système EVAP du véhicule, saturer le filtre à charbon actif et déclencher un voyant moteur. Une telle erreur peut coûter entre 100 et 400 €, voire plus, pour les réparations.

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