Le ministre des PME, Serge Papin, a demandé aux distributeurs de carburant de maintenir la vente à prix coûtant pour aider les Français durant l’été. Il s’est exprimé mardi 21 juillet, dans un entretien accordé à RTL.
Le ministre a également confirmé le maintien des « aides ciblées » instaurées par le gouvernement, et ce jusqu’en septembre.
Depuis lundi 20 juillet, l’essence SP95-E10 a repassé la barre des 2 euros le litre. Le gazole avait déjà franchi ce seuil avant elle. Cette remontée intervient alors que la grande distribution avait, selon le ministre, largement contribué à contenir les prix : « Pour les départs en vacances, la grande distribution a fait beaucoup d’opérations prix coûtant qui ont permis d’avoir un prix du carburant qui jusqu’à maintenant était à moins de 2 euros », a-t-il rappelé sur RTL.
Des aides financières pour « franchir l’été »
Serge Papin a toutefois reconnu les limites de l’action gouvernementale face à la flambée des cours, rappelant que l’on ne maîtrise pas la crise géopolitique.
Les aides ciblées visent les « grands rouleurs », soit 3 millions de Français, qui perçoivent une indemnisation mensuelle de 100 euros, sous conditions. Selon le ministre, ce dispositif est là pour « franchir l’été ». Pour le reste des automobilistes, non couverts par cette aide, il en appelle directement à la responsabilité des distributeurs.
TotalEnergies avait joué le jeu du prix coûtant dès le début de la crise, en plafonnant en mai et juin l’essence à 1,99 euro et le diesel à 2,25 euros. Le 22 juillet 2026, 1 200 des 3 300 stations-service du groupe restent concernées par ce plafonnement.
Un communiqué daté du 30 juin avait confirmé le maintien de ce plafond à 1,99 euro le litre, pour l’essence comme pour le diesel, en juillet et en août, dans les 1 200 stations situées en zones rurales, ainsi que dans l’ensemble des stations d’autoroute du groupe, mais uniquement lors des week-ends de grands départs. Ce texte était passé relativement inaperçu, les prix étant alors à la baisse.
Certains automobilistes ont pourtant remarqué ces derniers jours des tarifs jamais vus depuis plusieurs mois à la pompe de l’énergéticien.





