L’UE dévoile son plan énergie : le nucléaire revient en force aux côtés de l’hydrogène vert

La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une flambée des prix de l’énergie en Europe.

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L'UE dévoile son plan énergie : le nucléaire revient en force aux côtés de l'hydrogène vert
L’UE dévoile son plan énergie : le nucléaire revient en force aux côtés de l’hydrogène vert © L'EnerGeek

L’Europe se retrouve à un tournant pour son approvisionnement en énergie. Sa sécurité énergétique est sérieusement mise à mal par la crise actuelle. La fermeture du détroit d’Ormuz, déclenchée par le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, a fait bondir les prix de l’énergie sur le vieux continent et montre combien un plan de secours durable et diversifié est nécessaire.

Détroit d’Ormuz bloqué : la chaîne d’approvisionnement à l’arrêt

Depuis début mars 2026, le détroit d’Ormuz est complètement bloqué, empêchant le passage des navires transportant des hydrocarbures indispensables. Cette fermeture stratégique a presque stoppé l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar et des Émirats, ainsi que le pétrole venant du Golfe. Le blocage met en lumière la dépendance de l’Europe envers ces importations.

La situation oblige l’Union européenne (UE) à revoir profondément sa politique énergétique pour atteindre une indépendance énergétique.

Dépendance énergétique : les failles qui sautent aux yeux

La crise énergétique révèle la fragilité de l’UE face à ses partenaires extérieurs. En réaction, le bloc intensifie sa recherche de solutions alternatives mêlant écologie, technologie et non-fossile. Le plan mise sur les énergies renouvelables, le nucléaire et de nouvelles pistes comme l’hydrogène vert et le biométhane, rapporte Euronews.

Les énergies renouvelables sont aujourd’hui le pilier du secteur électrique européen. En 2025, ces sources ont produit 30 % de l’électricité de l’UE, dépassant les centrales à combustibles fossiles qui fournissaient 29 %. Parallèlement, l’énergie nucléaire reste importante, apportant environ 23 % de l’électricité du bloc.

Cap sur une transition énergétique plus variée

L’UE ne se contente pas des idées reçues : elle met en place une stratégie pour déployer des petits réacteurs modulaires (SMR), avec des connexions au réseau prévues pour le début des années 2030. Un financement de 330 millions d’euros, décidé en mars 2026, vise à accélérer la recherche sur le nucléaire et la fusion, renforçant l’arsenal énergétique du bloc.

Côté gaz, l’UE a interdit toutes les importations de gaz russe et de GNL en janvier 2026, une décision lourde de conséquences qui a obligé à trouver de nouveaux fournisseurs à l’échelle mondiale et à développer le biométhane. Cette situation a aussi accéléré le développement de l’hydrogène vert, soutenu par la plateforme européenne de l’énergie et des matières premières, lancée en juillet 2025.

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