En pleine tourmente géopolitique et énergétique, l’Iran navigue entre crises internes et pressions internationales. Ces dernières semaines, le gouvernement iranien a pris des décisions importantes pour gérer la demande croissante d’électricité, tandis que les tensions avec des acteurs étrangers, notamment les États-Unis et Israël, continuent de toucher le pays. La situation énergétique iranienne, étroitement liée à des questions politiques mondiales, pèse sur la vie quotidienne de millions de personnes en Iran et retient l’attention des observateurs internationaux.
Qui est impliqué et qui fait quoi
Le président Massoud Pezeshkian multiplie les appels à la réduction de la consommation d’énergie, rapporte BFMTV. Il s’est adressé récemment, lors d’une allocution télévisée, à « notre cher peuple » pour sensibiliser à l’importance d’économiser l’électricité, en suggérant des gestes simples comme diminuer le nombre de lumières allumées dans les maisons.
Au plan international, le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises les infrastructures iraniennes, tandis que l’Iran accuse les États-Unis et Israël de viser ses installations dans l’objectif d’un blocus. Selon Pezeshkian, leur but serait de transformer la situation actuelle en mécontentement. Parmi les voix officielles, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé la puissance et la robustesse de l’Iran, consolidée par son alliance avec la Russie, coopérant contre ce qu’il appelle les « forces hégémoniques mondiales ».
Du côté européen, la communauté internationale, représentée par des acteurs comme Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, insiste pour que l’Iran accepte des concessions importantes afin d’aboutir à une résolution durable des tensions. Du côté israélien, le chef d’état-major Eyal Zamir affirme que l’armée est prête à reprendre les combats en 2026 si nécessaire.
Ce que fait l’Iran pour gérer l’énergie
L’Iran dépend fortement du gaz naturel pour produire son électricité, tandis que les énergies renouvelables gagnent du terrain dans d’autres régions du Moyen-Orient. Mais le réseau vieillit, les sanctions internationales et le manque d’investissements empêchent le système de répondre correctement à la demande croissante. Pour faire face, les autorités iraniennes ont adopté des mesures strictes :
- réductions des horaires de travail des fonctionnaires,
- extinctions de l’éclairage autoroutier,
- et coupures de courant pour les usagers agricoles.
Les infrastructures énergétiques subissent aussi les effets des conditions climatiques et des guerres économiques. Une crise hydrique à Téhéran menace d’entraîner d’éventuelles évacuations si l’absence de pluies persiste.






