Réforme solaire 2026 : qui sont les gagnants et les perdants ?

Des changements majeurs dans les aides au photovoltaïque en 2026 pourraient bouleverser vos projets d’énergie solaire.

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Réforme solaire 2026 : qui sont les gagnants et les perdants ?
Réforme solaire 2026 : qui sont les gagnants et les perdants ? © L'EnerGeek

Le marché des installations photovoltaïques va évoluer fortement en France dès le premier trimestre de 2026. L’État adapte ses dispositifs d’aide pour accompagner le développement du solaire, en ajustant les primes à l’autoconsommation et les tarifs de rachat, ce qui s’inscrit dans une réduction aides photovoltaïques. Ce recalibrage veut tenir compte de la maturité grandissante de la filière. Les changements toucheront directement les particuliers et les entreprises qui souhaitent produire de l’électricité solaire.

Quelles installations sont concernées et quand ?

Les nouvelles règles s’appliquent uniquement aux installations dont la demande complète de raccordement (DCR) est déposée entre le 1er janvier 2026 et le 31 mars 2026, confirme Frandroid.

Pour les installations résidentielles, les montants des primes restent stables, alors que les systèmes de plus forte puissance voient leurs primes baisser. La démocratisation de la filière et une meilleure structuration de l’industrie expliquent cette révision périodique des aides, favorisant l’autoconsommation électrique.

Concernant la prime à l’autoconsommation :

  • Les installations de petite puissance (≤ 9 kWc) conservent une prime de 80 €/kWc (montant identique à fin 2025).
  • Les installations plus importantes voient une baisse de 13 % de leur prime.
  • Les installations de taille moyenne (≤ 36 kWc) passent de 160 €/kWc à 140 €/kWc.
  • Les installations allant jusqu’à 100 kWc passent de 80 €/kWc à 70 €/kWc.

Ce que ça change pour le rachat d’énergie

L’obligation d’achat, qui garantit une revente à tarif de rachat fixé pendant 20 ans, est elle aussi revue.

  • Pour les installations résidentielles (≤ 9 kWc), le tarif de rachat du surplus reste fixé à 0,04 € par kWh, mais ces installations ne peuvent pas vendre la totalité de leur production.
  • Pour les installations de puissance supérieure, on observe une nouvelle baisse de 13 % des tarifs de rachat par rapport au trimestre précédent.

Exemples chiffrés :

  • Pour les installations de 9 à 36 kWc : 0,0536 €/kWh pour le surplus et 0,0911 €/kWh pour la revente totale.
  • Pour les systèmes de 36 à 100 kWc : 0,0536 €/kWh pour le surplus et 0,0792 €/kWh pour une revente totale.

Ces ajustements cherchent à encourager la production locale tout en tenant compte des économies d’échelle possibles pour les installations de plus grande taille.

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