Facture d’électricité : pourquoi elle pourrait finalement grimper en 2025

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Facture d’électricité : pourquoi elle pourrait finalement grimper en 2025 | L'EnerGeek

Alors que la baisse des prix de l’électricité semblait enfin se profiler pour les ménages, une hausse des taxes pourrait bien contrecarrer cette tendance. Le gouvernement envisage de réviser à la hausse la taxe intérieure sur la consommation d’électricité (TICFE), impactant potentiellement la facture de nombreux foyers dès le 1ᵉʳ février 2025.

Une augmentation de la TICFE à l’horizon

Le gouvernement prévoit d’augmenter la TICFE, une taxe sur la consommation d’électricité, dès février 2025. Actuellement fixée à 22,50 euros par mégawattheure (MWh), cette taxe pourrait grimper à 32,44 euros le MWh. Si cette hausse se concrétise, elle touchera principalement les ménages ayant souscrit à des offres de marché, soit environ 40% des foyers. Ces abonnés bénéficiaient jusqu’ici de tarifs plus avantageux, car non liés aux tarifs réglementés. Cependant, les fournisseurs pourraient choisir de répercuter cette hausse de taxe sur les factures, et c’est là que le bât blesse.
Pour les ménages aux tarifs réglementés ou indexés dessus, soit près de 80% de 30 millions de foyers, la baisse des tarifs reste maintenue, avec une diminution de l’ordre de 9%. Pourtant, cette réduction est bien moindre que celle initialement promise, qui oscillait entre 10% et 15%. La nouvelle taxe rend donc l’équation plus complexe pour beaucoup.

Comme l’explique un spécialiste du budget dans Le Parisien, « cela va toucher énormément de foyers. Les moins aisés, dont les habitations ne sont peut-être pas les mieux équipées en termes de confort thermique et d’isolation, seront plus impactés que les autres ». En effet, une hausse de la facture d’électricité pèse lourdement sur les budgets, surtout pour ceux qui ont du mal à gérer les coûts de chauffage.

Électricité : une bombe fiscale pour les ménages en offres de marché

La décision du gouvernement de rétablir la TICFE à son taux d’avant la crise budgétaire vise à dégager près de 4,5 milliards d’euros de recettes supplémentaires pour l’État. Cette stratégie de fiscalité fluctuante, similaire à la TIPP sur les carburants, pourrait entraîner des effets négatifs pour les ménages, notamment ceux qui ont déjà fait des efforts pour économiser l’énergie.
En 2023, le gouvernement avait mis en place un bouclier tarifaire pour atténuer l’impact des hausses massives. Mais aujourd’hui, avec la levée de ce bouclier, la facture d’électricité des foyers abonnés à une offre de marché pourrait à nouveau augmenter. Pour les abonnés aux tarifs réglementés, l’impact devrait être moindre, mais la baisse attendue de 110 euros par an s’annonce moins généreuse que prévu.

Face à ce paysage énergétique fluctuant, les ménages devront être attentifs à leur contrat et aux offres disponibles. Ceux qui sont sous une offre de marché pourraient envisager de basculer vers des tarifs réglementés si ces derniers demeurent plus abordables. Cependant, cette option pourrait s’avérer complexe en fonction des situations individuelles et des variations de prix sur le marché. 
Le gouvernement se veut rassurant en affirmant que la baisse des prix de gros de l’électricité compensera en partie la hausse de la TICFE. Pourtant, les perspectives restent incertaines. Comme le rappelle la ministre de l’Énergie Olga Givernet, « les arbitrages ne sont pas encore faits », ce qui laisse planer le doute sur les factures à venir.

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