Les plans d’EDF pour rester le champion de l’électricité bas carbone

Les plans d’EDF pour rester le champion de l’électricité bas carbone

électricité EDF

Ce mercredi 23 septembre 2020 au siège d’EDF, Marc Benayoun a présenté la stratégie de conquête du Pôle Clients, Services et Territoires. L’énergéticien, qui prépare depuis longtemps sa transition écologique, ambitionne d’accélérer son développement conformément à sa raison d’être, afin de « construire un avenir neutre en carbone grâce à l’électricité et à des solutions et services innovants ».

En 2023, EDF restera le leader de l’électricité

Depuis la mise en concurrence du secteur de l’énergie, les parts de marché de l’électricien français ont été réduites. Sans surprise, l’arrivée de nouveaux opérateurs a érodé la base de clients du fournisseur historique. D’autant que les barrières à l’entrée du marché sont faibles et qu’il existe même des primes pour les nouveaux entrants, telles que les franchises C2E. Face à ces nouveaux acteurs, le groupe veut compter sur ses atouts et mise sur la densification de son offre de services. Sa promesse ? Proposer une gamme de fournitures et de services innovants aux particuliers, entreprises et collectivités qui veulent réduire dans le même temps leur facture et leur empreinte carbone. 

Pour être au rendez-vous de cette ambition, l’énergéticien pourra s’appuyer sur la confiance de ses clients. Selon un sondage Harris Interactive, EDF a été le premier énergéticien à bénéficier de la confiance des Français durant le confinement. L’entreprise de service public a fait de la satisfaction client une de ses priorités, ce qui se traduit notamment par le maintien en France de l’ensemble de ses agents de clientèle, ainsi que par les 91 millions de visites sur l’application EDF & Moi.

D’ailleurs, à en croire les chiffres du médiateur de l’énergie, autorité publique indépendante, EDF enregistre trois fois moins de litiges que ses principaux concurrents, et 10 fois moins de litiges que les nouveaux entrants. À ce titre, la direction souhaite poursuivre la lutte contre le démarchage abusif. Tant et si bien qu’à l’issue de la bonne exécution de son plan d’actions, en 2023, le groupe devrait alors confirmer sa position de leader des fournisseurs d’électricité en France, tandis que 30% des contrats de ses clients particuliers seront transformés en offres de marché.

Transformer la R&D en services 

Durant cette période, les 30 000 salariés du pôle Clients, Services et Territoires d’EDF auront donc pour objectif de promouvoir les nouvelles offres de l’entreprise. Avec EDF ENR, l’énergéticien est le leader de l’autoconsommation en France avec 20% des parts de marché et 15 000 installations chez les particuliers.

Avec Dalkia et Cham, le groupe va intensifier ses efforts en faveur des énergies renouvelables et de récupération dans le but de décarboner les secteurs du bâtiment et de l’industrie. Cela passera par l’installation de pompes à chaleur ou encore par le développement des réseaux de froid et de chaleur, comme dans la métropole de Lyon ou au CHU de Rouen. D’ailleurs, ces métiers qui permettent de valoriser la chaleur fatale bénéficieront directement du plan de relance, au même titre que l’hydrogène. Des métiers qui sont pour l’entreprise à l’origine de la création de 50.000 emplois locaux.

Enfin, avec Izivia et son plan mobilité électrique, EDF va accroître les usages de l’électricité, tandis qu’avec le plan solaire et les investissements dans les EnR, le groupe développe l’électricité verte, certifiée notamment à l’aide de “power purchase agreements” et de “virtual power plants”.

EDF représente donc désormais une galaxie composée de différentes entités spécialisées, telles que Izi by EDF, EDF ENR, EDF Electrotechnics, Sowee, Cham, Izivia, Citelum, Agregio ou Edelia…  Et c’est justement grâce à ces différentes expertises que le panier moyen des clients d’EDF pourrait augmenter. D’après les prévisions de Marc Benayoun, l’entreprise devrait doubler le nombre de contrats de services noués avec ses clients particuliers d’ici à 2023. Selon le directeur exécutif, faire croître le panier moyen de ses clients est un “inducteur de stabilité”. Cette stratégie mise en application entre 2018 et 2019, porte pour le moment ses fruits, puisque le chiffre d’affaires sur le segment de ses clients particuliers est passé de 159 à 193 millions d’euros.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Mais nous fournit entre 60 et 80 % de notre électricité à l’année ! Et la Chine prévoit près de 100 réacteurs en plus d’ici 20 ans. Et peut-être nous en fournira-t-elle dans l’avenir si nous laissons tomber cette filière ? Et d’autres modèles avec d’autres filières apparaitront. C’est ça aussi l’avenir. C’est aussi le souhait de l’IEA.

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  • Nous verrons ce qu’il en sera pour la Chine en 2040.
    La Chine prévoyait de disposer de 58 MW nucléaire fin 2020. Avec seulement 46,5 GW à ce jour et un GW de plus avant la fin de l’année, l’objectif est loin d’être atteint.

    En supposant que tous les réacteurs en cours de construction soient mis en service d’ici fin 2025, la capacité ne serait alors que de 57 GW.

    Les deux grands constructeurs nucléaire chinois ont des difficultés financières et une opposition au nucléaire existe aussi en Chine, surtout depuis la catastrophe, très coûteuse, de Fukushima. D’autre part, l’autorité de sureté nucléaire chinoise est remise en cause, ce qui rend le nucléaire encore moins acceptable.

    Un chose peu connue, c’est que la production d’électricité éolienne a dépassé celle du nucléaire en Chine dès 2012. L’avance se poursuit et le solaire progresse très rapidement.

    Pour sa part, l’IEA constate simplement que le nucléaire n’arrive pas à atteindre ses objectifs et a de gros problèmes pour financer la construction de réacteurs.

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