Brune Poirson confirme la fin du charbon d’ici à 2022

Brune Poirson confirme la fin du charbon d’ici à 2022

Le 11 mars 2019, la secrétaire d’Etat Brune Poirson a confirmé la fermeture des 4 dernières centrales à charbon françaises d’ici à 2022. Des fermetures qui nécessitent de la préparation dans la mesure où ces centrales produisent encore de l’électricité pour un million de personnes. La transition énergétique devra effectivement se faire progressivement en France, où l’entrée en service de l’EPR de Flamanville est attendue pour faciliter la fin définitive du charbon…

2022, date butoir pour la fin des centrales à charbon françaises 

Contrairement à son voisin allemand, la France n’est pas dépendante du charbon. Aujourd’hui, seules quatre centrales au charbon sont encore en activité en France. Qui plus est, le gouvernement prévoit leur fermeture à l’horizon 2022. La secrétaire d’Etat auprès de la Transition écologique a confirmé cet objectif ce lundi 11 mars, au lendemain de l’annonce du report de la présentation de la loi Energie.

Interrogée sur la fin de l’exploitation du minerai en France, Brune Poirson a répondu que l’objectif était « toujours d’actualité, on y travaille d’ailleurs de façon intense ». Un travail de longue haleine qui s’explique par la difficulté de cette entreprise. La secrétaire d’Etat a rappelé : « Ce n’est pas facile, vous savez, il y a un million de personnes qui ont de l’électricité grâce à ces quatre centrales à charbon ». Une échéance a toutefois été fixée en 2022, soit la dernière année du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Une nécessaire transition énergétique

Pourtant, plusieurs inconnues demeurent, notamment pour assurer l’équilibre du réseau électrique. Tout d’abord, la Secrétaire d’Etat a renouvelé ses vœux de voir l’EPR de Flamanville ouvrir ses portes « le plus rapidement possible ». En effet, l’EPR est indispensable pour garantir l’approvisionnement électrique de l’Ouest français. Cet hiver par exemple, la centrale de Cordemais a évité à la Bretagne de manquer de courant…

Autre sujet d’inquiétude, la reconversion des territoires touchés par la fermeture des centrales. Une mission interministérielle a été lancée en mars 2018 afin d’ « évaluer l’impact socio-économique de l’arrêt de la production d’électricité à partir de charbon d’ici 2022 ». Cependant l’incertitude règne toujours quant aux activités qui pourront prendre le relai. Uniper, le propriétaire des centrales à charbon de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Avold (Moselle) a bien entamé la transition du site de Gardanne, mais son avenir reste malgré tout très incertain. La situation est identique à Cordemais et au Havre, où la grève vient de prendre fin grâce aux avancées obtenues sur le projet Ecocombust.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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