Plan France Mobilités : Elisabeth Borne stimule l'innovation

Plan France Mobilités : Elisabeth Borne stimule l’innovation

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Elisabeth Borne, la ministre en charge des transports, a annoncé le 23 janvier 2019 le lancement d’une plateforme dédiée au Plan France Mobilités. Cet outil collaboratif servira à lister et promouvoir les différents projets en faveur des transports alternatifs. Elle devra notamment répondre aux problématiques liées aux zones urbaines surencombrées, ainsi qu’aux zones rurales mal desservies.

Le Plan France Mobilités entame une nouvelle étape de son déploiement. Lancé en janvier 2018, il vise à promouvoir, au sein des collectivités locales, les mobilités douces, et notamment l’électromobilité. Il concerne aussi le secteur privé. Toutes les entreprises de plus de cent collaborateurs sont tenues de mettre en place des solutions pour améliorer la mobilité de leur personnel.

Une plateforme mobilité collaborative pour mars 2019

Il manquait encore un outil commun pour créer de la synergie entre les différents plans d’action, publics et privés. Elisabeth Borne, la ministre des transports, vient d’annoncer, le 23 janvier 2019, qu’une plateforme dédiée allait voir le jour. Dès le mois de mars prochain, cette plateforme de la mobilité permettra de lister toutes les initiatives pour la mobilité verte en France. Les détails ont été présentés à l’occasion des Rencontres de la mobilité intelligente, qui se sont déroulés à Montrouge.

La ministre a précisé que 35 projets étaient déjà retenus par le gouvernement. 27 autres dossiers viennent s’ajouter à la liste. Ils ont été examinés dans le cadre de l’appel à projets « Territoires d’expérimentation de nouvelles mobilités durables » lancé par l’ADEME. Ils seront tous présentés sur la plateforme. Ces projets donneront des modèles de base aux élus locaux et aux entreprises pour mettre en place, à leur tour, des solutions de transports alternatifs. Les différents acteurs de la mobilité durable utiliseront aussi la plateforme pour échanger entre eux, et avoir accès à une expertise au plus près de leurs besoins.

Le Plan France Mobilités n’oublie pas le monde rural

La ministre a mis l’accent sur l’aspect concret, au plus près des usagers, de ce Plan France Mobilités. Pour elle : “Le plan d’action France Mobilités a été construit depuis le départ pour et avec les acteurs concernés. La dynamique lancée depuis un an est maintenant durablement installée et elle est excellente. Avec la mise en place progressive de chacune des mesures du plan, cette démarche va continuer de monter en puissance et en visibilité.”

Elisabeth Borne a ainsi annoncé la mise en place de cellules régionales pour relayer ce plan. Elles seront dédiées à l’appui à l’ingénierie de mobilité pour les territoires les moins peuplés. Ces territoires, souvent mal desservis par les transports publics, ont des besoins spécifiques à prendre en compte. Pour la ministre, trois régions sont déjà prioritaires : l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie et les Pays-de-la-Loire.

Les futures cellules régionales auront un véritable rôle de “facilitateur”, selon la ministre. Elles devront permettre de faciliter le parcours des porteurs de projets auprès des administrations. Elles permettront aussi de trouver les bons interlocuteurs pour donner vie aux projets de nouvelles mobilités. Cet aspect conseil est devenu crucial ; le ministère des transports reçoit régulièrement des demandes en ce sens depuis l’entrée en vigueur du Plan France Mobilités.

La mobilité électrique : une opportunité pour RTE

A peine une semaine après l’annonce de la ministre des transports, RTE tenait, le 29 janvier 2019, une conférence sur l’e-mobilité. A cette occasion, François Brottes, le président de RTE, s’est exprimé sur le développement de la mobilité durable. Selon lui, elle représente une opportunité : “avec le pilotage et le stockage, les véhicules électriques sont un outil de flexibilité et de gestion du système électrique.”

En France, RTE est l’un des principaux artisans de l’avènement des nouvelles mobilités pour tout ce qui touche aux véhicules électriques. Le gestionnaire du réseau électrique a d’ailleurs déjà fait ses comptes. Il estime par exemple que 100 millions de km sont parcourus en voiture, chaque jour, en Ile-de-France. Avec le développement des véhicules électriques, ce volume de transport pourrait peser pour 10% dans la consommation quotidienne d’électricité de la région. Pour assurer la sécurité de l’alimentation électrique, le réseau va donc devoir s’adapter.

 

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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