Les Pays-Bas veulent renoncer au charbon d’ici 2030

Les Pays-Bas veulent renoncer au charbon d’ici 2030

Si les Pays-Bas accusent toujours un certain retard (à l’instar de la France) sur leurs objectifs en matière d’énergie renouvelable, ils ne prévoient pas pour autant de prolonger plus en avant l’exploitation du charbon. Le gouvernement néerlandais a annoncé vendredi 18 mai dernier, sa volonté de fermer définitivement deux des plus anciennes centrales à charbon du pays à l’horizon 2025, avant la fermeture de l’ensemble du parc d’ici 2030.

Affichant un des taux d’émissions de CO2 parmi les plus élevés d’Europe, les Pays-Bas s’engagent depuis plusieurs années pour une décarbonisation progressive de leur production d’électricité. Le développement des énergies renouvelables et de l’énergie éolienne en particulier est fortement encouragé (les Pays-Bas ont inauguré en mai 2017 le parc offshore de Gemini, un des plus grands du monde), et les énergies fossiles sont désormais de plus en plus stigmatisées. Le charbon par exemple devrait définitivement être abandonné à l’horizon 2030 si l’on en croit les dernières déclarations du gouvernement néerlandais.

Vers une réduction de 49% des émissions de CO2

Dans un communiqué publié vendredi 18 mai, le nouveau gouvernement de coalition du Premier ministre Mark Rutte a en effet dévoilé son intention de fermer d’ici 2025 les deux plus anciennes centrales à charbon du pays, situées à Geertruidenberg (sud) et à Amsterdam, dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les trois autres centrales restantes devront fermer quant à elles d’ici 2030, date pour laquelle les Pays-Bas se sont engagés à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 49%. En prenant une tel engagement, « le gouvernement va au-delà de ce qui était prévu dans l’accord signé par les membres du gouvernement de coalition », a déclaré le ministre de l’Economie Eric Wiebes à la télévision publique NOS. « C’est le moyen le plus rapide de se débarrasser du charbon, tout le monde sait que le charbon n’est pas un moyen durable de produire de l’électricité », a-t-il ajouté.

Le gouvernement prévoit également de réduire progressivement l’exploitation du plus grand gisement de gaz d’Europe situé à Groningue du fait des séismes à répétition dans la région. Ces secousses, qui sont allées croissantes depuis le début de l’exploitation en 1963, ont causé de nombreux dégâts aux habitations, fermes et bâtiments historiques. Ce site devrait lui aussi fermer ses portes d’ici 2030.

Rédigé par : La Rédaction

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