Filière solaire : le gouvernement va lancer un nouveau groupe de travail

Energie solaire : le gouvernement va lancer un nouveau groupe de travail

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Faisant écho à ceux mis en place dans les filières éolienne et méthanisation, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État au ministère de la Transition écologique et solidaire, a confirmé jeudi 15 mars 2018 sur CNews, le lancement d’un groupe de travail national supplémentaire chargé d’identifier les pistes de développement possible pour la filière solaire française. Cette démarche de concertation, évoquée une première fois lors de la Conférence nationale des territoires en juillet 2017, vise à associer l’ensemble des acteurs locaux au développement des énergies renouvelables.

La filière solaire, comme toute énergie renouvelable, a un rôle déterminant à jouer dans le succès de la transition énergétique, et doit être encouragée davantage si l’on veut parvenir à la neutralité carbone dès 2050 comme le précise le plan climat de Nicolas Hulot. Le gouvernement entend supprimer les freins éventuels qui ralentissent son développement dans l’Hexagone, et prévoit dans ce but, selon une déclaration de Sébastien Lecornu sur la chaîne d’information CNews jeudi 15 mars, la création prochaine d’un nouveau groupe de travail.

Une feuille de route claire et précise pour la filière solaire

« Je vais lancer un groupe de travail sur le sujet pour repérer le foncier disponible, se lancer dans l’auto-consommation et réfléchir au thermo-solaire », a déclaré M. Lecornu sur CNews, déplorant notamment le fait que dans le sud de la France « on chauffe encore son eau en plein mois d’août à partir d’énergie fossile plutôt qu’à partir du soleil ». « Il y aussi des choses à faire en Outre-Mer », a-t-il ajouté. Des déclarations encourageantes pour les professionnels de l’énergie solaire qui réclamaient depuis plusieurs mois déjà une telle mesure afin de répondre aux obstacles qui ralentissent aujourd’hui le développement du solaire, et d’établir une feuille de route claire et précise pour la prochaine décennie (en termes de volume d’appels d’offres notamment).

Pour rappel, le gouvernement, qui a été contraint d’abandonner la date de 2025 pour réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité française, a multiplié ces derniers mois les groupes de travail sur différentes énergies renouvelables afin de trouver des solutions pour accélérer leur développement. « L’enjeu c’est de libérer ces énergies-là, c’est ce qu’on a fait d’abord avec l’éolien terrestre, c’est ce qu’on continue de faire avec la méthanisation (…) c’est ce que nous faisons également demain avec le photovoltaïque, qui présente un intérêt absolument majeur », a insisté le secrétaire d’Etat.

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Le gouvernement n’a pas été “contraint” d’abandonner la date de 2025 pour réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité française, c’est une volonté politique.
    Sinon… qui l’a contraint ?

    Répondre
  • OK pour développer les énergies renouvelables mais il y a aussi urgence à trouver une solution pour le stockage de masse pour l’électricité produite si on ne veut pas recourir aux énergies fossiles. De ce point vue le solaire thermique est plus intéressant mais attention à ne pas recourir aux radiateurs électriques d’appoint en hiver…

    Répondre

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