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L’habitat intelligent et connecté au programme du Smart Energies Expo 2017

Organisé les 6 et 7 juin 2017 à l’espace Grande Arche de la Défense à Paris, le salon Smart Energies Expo 2017 mettra cette année encore l’accent sur les bénéfices des nouvelles technologies numériques et digitales dans le secteur de l’énergie. Si plusieurs thèmes seront abordés tout au long de cette manifestation, comme la gestion des réseaux intelligents et des infrastructures électriques, le développement des énergies renouvelables et des moyens de stockages associés, ou l’optimisation de l’efficacité énergétique dans l’industrie ou l’habitat, arrêtons-nous plus particulièrement, sur les innovations proposées dans le secteur du bâtiment, secteur aujourd’hui déterminant dans la réalisation des objectifs de transition énergétique.

Des bâtiments « smart » et éco-responsables

L’urgence des enjeux climatiques actuels et la prise en compte des émissions de Gaz à effet de serre, a remis à l’ordre du jour (via le projet de loi de transition énergétique adopté le 17 août 2015) le rôle significatif du bâtiment dans la réduction des émissions de CO2 à l’échelle nationale, et la nécessité de mettre en place progressivement un parc de bâtiments bas carbone. S’il est indispensable pour ce faire d’encourager la rénovation énergétique des bâtiments les plus anciens et les plus énergivores, les « smart grids » ou « smart things » peuvent également offrir à ce secteur des perspectives d’évolution vers de nouveaux modèles de gestion connectée de l’habitat plus responsable.

Conçu dans un environnement « smart », l’habitat de demain proposera « des services autour d’espaces pluriels, multi-usages, des bâtiments connectés à leur environnement intérieur et extérieur, adaptables, confortables, résilients, et basés sur le partage et la mutualisation« , explique Emmanuel François, Président du groupe Smart Building Alliance et intervenant lors du Smart Energies Expo. Il permettra de réduire de manière significative les consommations énergétiques par une meilleure mobilisation des occupants et un pilotage optimal, de mieux intégrer les énergies propres, et d’encourager la mobilité électrique par la mise en place systématique de bornes de recharge. Plusieurs modèles d’écoquartiers intelligents centrés sur l’utilisation de smart grids et des énergies renouvelables sont d’ailleurs déjà en cours d’expérimentation en France comme à l’étranger. On peut citer par exemple l’écoquartier Cap Azur à Roquebrune-Cap-Martin, petite localité aux portes de Monaco, qui propose depuis 2014 un nouvel espace de vie à la fois responsable, économe en énergie et peu émetteur de CO2. Le chauffage, la climatisation et l’eau chaude sanitaire du quartier y sont assurés par un procédé de pompe à chaleur innovant, développé en partenariat avec EDF Optimal Solutions et Veolia Eau, qui permet d’alimenter le quartier sans aucun rejet de CO2, grâce à la récupération des calories des eaux traitées par la nouvelle station d’épuration communale.

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De manière plus générale, le projet européen READY (Resource Efficient cities implementing AdvanceD smart citY solutions) présentera, lors du Smart Energies Expo, le « business model » type d’une solution électrique intégrée applicable aux bâtiments. Expérimentée au Danemark et en Suède, cette solution inclue notamment des panneaux photovoltaïques thermiques (PVT), du chauffage urbain à basse température, un système de récupération de chaleur et des compteurs intelligents.

Smart home : les atouts de la maison connectée

Outre une meilleure intégration des énergies renouvelables et une gestion numérique des réseaux électriques intelligents plus efficiente permettant l’équilibrage permanent de l’offre et la demande d’électricité, la généralisation des « smart home » et « smart building » dans les années à venir impliquera également l’équipement des habitations en capteurs et autres appareils connectés en tous genres.

La notion de « smart home » renvoie à une habitation équipée d’objets connectés bien sûr, mais également d’outils et de capteurs numériques qui rendent son fonctionnement plus automatique, plus simple, plus confortable pour ses habitants. Dans cette maison, les ordinateurs, les téléphones, les tablettes et tous les écrans collectent, échangent des informations, pilotent les équipements à distance, gèrent les consommations d’énergie dans le but de réaliser des économies et de simplifier la vie des usagers. Le développement de la domotique et de l’Internet des Objets (IoT) touche désormais tous les secteurs du quotidien, aussi bien en matière de sécurité, de confort, d’ambiance, d’économie d’énergie, ou d’automatisme (compteurs électriques, thermostats, alarmes, etc.), et permet aux occupants de piloter avec précision l’ensemble des équipements du logement et d’agir ainsi sur leur performance et leur consommation.

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De plus en plus de fournisseurs proposent désormais des offres « énergie intelligente » associant la fourniture d’énergie à une offre de service basée sur des objets connectés. Qu’il s’agisse d’EDF avec Sowee, d’Engie avec Elec weekend+ et Homni, ou d’acteurs alternatifs, ces offres répondent toutes à la volonté exprimée par les clients de pouvoir mesurer la consommation d’énergie réelle et de devenir ainsi de véritables « consomm’acteurs ».

Les smart grids comme accélérateur de particules

De par l’ensemble de ces technologies, la transition énergétique et l’effort d’efficacité énergétique demandé dans le secteur du bâtiment imposent donc aux gestionnaires immobiliers de repenser leurs approches d’investissement et d’intégrer une dimension environnementale nouvelle dans leurs projets. Les propriétaires mais aussi les locataires ont tous un rôle à jouer dans la transition en cours et doivent savoir profiter des aides de l’Etat en faveur de la rénovation énergétique pour mieux s’équiper et mieux consommer. Les possibilités, les opportunités offertes dans ce cadre sont gigantesques, et seront détaillées tout au long du Smart Energies 2017.

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Ce forum qui se pose avant tout comme un accélérateur de business pour les smart grids, sera en effet l’occasion de traiter des bénéfices des réseaux intelligents dans tous les volets du secteur énergétique, et cela aussi bien pour les producteurs, les fournisseurs ou les consommateurs d’énergie. Plus de 80 exposants, 140 intervenants et 3400 professionnels et porteurs de projets sont attendus pour cette édition. Ensemble, ils parleront smart Home et smart building, mais aussi big data et technologies numériques et digitales dans le transport d’électricité, développement et réglementations des smart grids dans les territoires, ou encore intégration des énergies renouvelables aux réseaux locaux et innovation dans les moyens de stockage d’électricité.

Crédits photo : Engie

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • La connexion d’un territoire sera plus judicieuse si elle peut résider sur un mix énergétique. La domotique peut être vue comme une aide à la décision en facilitant la qualification des données collectées. La diffusion des aides existantes pour les particuliers demandera encore d’être soutenue pour que ces derniers passent à l’acte en effectuant des travaux de rénovation énergétique.

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