Que sait-on des origines du nucléaire français ? - L'EnerGeek

Que sait-on des origines du nucléaire français ?


Le 12 octobre dernier, l’émission « La Méthode Scientifique » diffusée par France Culture évoquait les origines du nucléaire français. Parmi les invités, la directrice de la rédaction de Sciences & Avenir, Dominique Leglu, affirme que la recherche française avait dès ses prémisses des objectifs militaires. Une affirmation nuancée dans un article de la Société Française d’Energie Nucléaire (SFEN) qui revient sur la création du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

Animée par le journaliste Nicolas Martin, l’émission « La Méthode Scientifique », sur France Culture, aborde l’actualité de la recherche sous différents angles (éthiques, politiques, économiques…). Le 12 octobre dernier, la directrice de la rédaction de Sciences et Avenir, Dominique Leglu, ainsi que le président de l’association Global Chance, Benjamin Dessus, et le directeur de recherche au CNRS Daniel Heuer, ont souhaité revenir sur les origines de la recherche nucléaire en France.

Interrogée par Nicolas Martin, Dominique Leglu assurait à cette occasion « qu’aux débuts il y a eu des besoins militaires ; il y avait besoin de faire de l’uranium et après du plutonium de qualité militaire pour faire la bombe atomique ». Evoquant un « enjeu de souveraineté », elle associe le nucléaire au militaire, tandis que Benjamin Dessus parle d’une « prolongation du gaullisme ». A l’antenne, la responsable de la revue scientifique concède toutefois qu’elle ne se remémore plus des dates exactes et situe approximativement ces événements dans les années 50.

Heureusement, dans un article publié par la SFEN, le chercheur Dominique Grenêche nous apporte quelques précisions. En abordant d’abord le projet Manhattan aux Etats-Unis, il s’interroge sur « l’exception française » évoquée par le Professeur des universités, Robert Belot. D’après l’auteur de L’atome et la France, il importe de « déconstruire un mythe selon lequel le Général De Gaulle a créé le CEA pour développer le nucléaire militaire ».

En effet, l’ordonnance qui marque la création du CEA, signée le 18 octobre 1945 par le Général De Gaulle, stipule que l’organisme doit poursuivre « les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines ». De plus, le poste de haut-commissaire est attribué le 2 janvier 1946 à Frédéric Joliot, un signataire de l’appel de Stockholm qui exige « l’interdiction absolue de l’arme atomique ». Toutefois, le scientifique a effectivement été révoqué le 28 avril 1950 par les dirigeants de la Quatrième République.

Lire aussi : L’énergie nucléaire, de Manhattan à Astrid

Crédit Photo : @OuestFrance.fr

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
lun 13 Jan 2020
Ce dimanche 12 janvier 2020, une alerte a été envoyée, tôt le matin, à tous les habitants de l'Ontario, au Canada : elle annonçait un incident en cours à la centrale nucléaire de Pickering (à proximité de Toronto), sans danger…
lun 6 Juin 2016
Dans une vidéo d’environ 13 minutes, le site Actu Environnement présente les installations Cigéo (Centre Industriel de stockage GÉOlogique), dédiées au stockage ou à l’enfouissement des déchets radioactifs en couche géologique profonde. Ce reportage nous emmène « 500 mètres sous terre…
jeu 26 Déc 2013
EDF  a annoncé des investissements conséquents dans les Ardennes, destinés à préparer la prolongation de la durée de vie des deux plus gros sites de production électricité du département : l’usine hydroélectrique du Revin et la centrale nucléaire de Chooz. Ce programme de rénovation va d’abord concerner…
jeu 5 Sep 2019
Alors que nous entrons dans la seconde partie du débat public sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), le sort des combustibles usés issus de l’industrie nucléaire est plus que jamais un sujet d'actualité. D'abord…

COMMENTAIRES

  • Voui voui voui. Et c’est pour ça que le brave pacifiste Joliot-Curie fut rapidement remercié : parce que l’atome français n’étais pas si fiste que ça. Loin de là, même. Dominique Lelglu ne se souvient pas des dates précises, mais elle ne raconte pas des carabistouilles.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.