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Deux nouveaux réacteurs approuvés aux Emirats Arabes Unis

Centrale_BarakahL’autorité fédéral de réglementation nucléaire (FANR) des Emirats Arabe Unis a validé cette semaine la construction des unités 3 et 4 de la centrale nucléaire de Barakah située dans le Golfe Persique à l’Ouest d’Abou Dabi. Un projet porté par la société d’énergie nucléaire Emirates (ENEC) et qui confirme une nouvelle fois les nouvelles ambitions nucléaires des pays du Golfe.

Cette nouvelle licence de construction autorise ainsi l’ENEC à mettre en place deux nouveaux réacteurs à eau pressurisée APR1400 conçus par le groupe Korea Electric power Corporation (KEPCO), et à importer les technologies nécessaires à cette entreprise. Une licence qui reste toutefois limitée puisqu’elle ne prend pas en compte la mise en fonctionnement de ces réacteurs.

La société Emirates devra alors faire une demande distincte pour pouvoir exploiter ces nouveaux aménagements. Une demande qui concernera tout d’abord la licence d’exploitation des deux premières unités de la centrale de Barakah dont la mise en activité est prévue pour 2017 et 2018. Les unités 3 et 4 dont les travaux de préparation sont en cours en vertu d’une autorisation partielle préalable, devraient quant à eux être opérationnels pour 2019 et 2020.

Ce permis de construire a été accordé à la suite d’un examen complet d’une durée de 18 mois durant lesquels les experts du FANR ont examiné l’ensemble des facteurs liés à l’adéquation du site aux réacteurs, à la conception de l’installation, aux respect des normes de sécurité et de sûreté dans l’application des mesures de radioprotection.

Le chantier devrait employer près de 2500 personnes dont 60 % d’Emiratis, affirme la société Emirates qui s’est engagée depuis plusieurs années à promouvoir le développement d’une main-d’œuvre Emiratis qualifiée dans la filière nucléaire. Une filière très en vogue dans les pays des Emirats Arabe Unis pour lesquels l’énergie nucléaire se pose aujourd’hui comme une alternative aux énergies fossiles en permettant notamment de réduire leur dépendance aux hydrocarbures en vue de l’après-pétrole.

Comme l’a déclaré dans ce sens la FANR, “cette nouvelle approbation de licence illustre les progrès importants réalisés par les Émirats arabes unis dans leur programme de développement de l’énergie nucléaire” et “la FANR continuera à veiller à ce que ce développement se poursuive en toute sécurité et en paix“.

Crédits photo : ENEC

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Eh oui. Même les pays arabes sont conscients que le pétrole n’est pas éternel et qu’il vaut mieux en sortir avant d’entrer en pénurie. Et que la seule alternative, c’est le nucléaire.

    Puissent nos dirigeants nationaux finir par réaliser que nous sommes encore plus précaires que ces Emirats en matière d’approvisionnement en pétrole, et que vouloir arrêter des centrales nucléaires sûres et en parfait état de fonctionnement est une stupidité majeure.

    Et si l’idéologie l’emporte, ils seront redevables devant le pays pour avoir encore aggravé la crise économique dans laquelle nous vivons.

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