Pour Ségolène Royal, 50% de nucléaire est un atout pour la transition énergétique   - L'EnerGeek

Pour Ségolène Royal, 50% de nucléaire est un atout pour la transition énergétique  

centrale_fessenheim_photo_cesar« Je ne pense pas que nous pourrons sortir du nucléaire ». Les mots prononcés par la nouvelle ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie à l’occasion d’une audition devant la commission d’enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire n’ont rien à voir avec ceux qui étaient encore les siens en 2011. Aujourd’hui il ne semble plus pensable pour elle d’aller vers
une sortie complète du nucléaire « à échéance de 40 ans maximum ». Celle qui veut dans le même temps juguler la spirale de la hausse des prix de l’énergie a conscience qu’une transition énergétique « à l’allemande » se paye au prix fort et n’apporte pas, pour le moment, les résultats environnementaux escomptés.

« Un socle de production nucléaire à 50% est un atout dans la transition énergétique qui s’engage », estime Ségolène Royal, reprenant là l’objectif quinquennal de François Hollande.

Mais il n’est pas question d’aller plus loin dans l’état actuel des choses pour la ministre citant l’Allemagne, pourtant en pointe dans les énergies vertes, comme contre exemple. La sortie du nucléaire, énergie faiblement émettrice de Co2, y a engendré une hausse compensatoire de la production à base de charbon, le combustible le plus polluant.

Or Ségolène Royal tient à préserver les bons résultats environnementaux de la France (« 8 tonnes de gaz à effet de serre par an et habitant contre 12 tonnes en moyenne européenne), alors que Paris organisera une Conférence Internationale sur le climat en 2015.

La fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim n’est toutefois pas remise en cause. Ségolène Royal veut même faire du démantèlement de la centrale un exemple de reconversion. Fessenheim pourrait devenir « un pôle d’excellence du démantèlement », ce qui permettrait de préserver selon elle une bonne partie voire la totalité des emplois du site.

Pour la ministre, le démantèlement représente un enjeu conséquent (« 400 centrales à démanteler dans le monde ») autour duquel la France doit se positionner au mieux et au plus tôt.

Rédigé par : jacques-mirat

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COMMENTAIRES

  • Enfin un retour à la réalité pour notre ministre de l’énergie; les énergies solaires et éoliennes nous ont déjà coûté très cher et ce n’est pas fini.

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  • Le dogme du “nucléaire dangereux et vieillissant” semble chanceler : tant mieux, il n’y que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis.
    Mais il va falloir encore dépenser de la salive pour lui faire admettre que le démantèlement prématuré de Fessenheim, outre le fait d’un énorme gâchis économique (6 à 8 milliards d’€ pour indemniser EDF + 1 milliards d’€ par an de surcoût pour les consommateurs en raison du remplacement par des solutions plus chères), sera une catastrophe sociale. Car les 2000 emplois détruits – 1000 chez EDF et autant induits chez ses partenaires – ne seront jamais compensés par des emplois de déconstruction. L’expérience a déjà montré qu’il y a un rapport 10 entre les emplois d’exploitation et les emplois de déconstruction. Ensuite, les emplois d’exploitation sont des emplois très qualifiés, contrairement à ceux de la déconstruction : il ne pourra même pas y avoir de reconversion.
    Les Verts ne sont plus au gouvernement, la France n’a plus les moyens de se payer des danseuses, il serait temps que notre gouvernement arrête les imbécillités faites au nom de principes ou de promesses électorales erronés.

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