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Le nucléaire en Afrique : les différents projets

En Afrique, de nombreux pays connaissent actuellement de graves crises énergétiques : pour combler les déficits en électricité, plusieurs d’entre eux veulent se tourner vers le nucléaire. Mais pour pouvoir profiter de cette énergie, ils devront composer avec de nombreuses difficultés.

En 2011, IPS (Inter Press Service) avait révélé le calendrier des pays d’Afrique souhaitant se doter de centrales nucléaires, en notant que de plus en plus de pays souhaitaient adopter cette solution.

[stextbox id=”info”] Des annonces récentes dans les pays de l’ouest Africain [/stextbox]

La semaine dernière, le Ghana a annoncé, par l’intermédiaire de son ministre de l’Energie et du Pétrole, que « l’heure est venue d’envisager sérieusement le nucléaire ». D’après lui, la demande croissante en électricité nécessite même « des mesures accélérées pour se lancer dans cette production ».  Pour satisfaire les besoins en électricité du pays, 4.000 MW nucléaires sont prévus pour 2018.

Pour le Nigeria, la demande en électricité conséquente (20.000 MW de besoins électriques évalués d’ici 100 ans) inquiète le gouvernement. D’après la commission nigériane de l’énergie atomique (Naec),  1.000 MW sont déjà prévus pour 2020.

Au Ghana et au Nigeria, des études sont en cours pour installer le nucléaire dans la production d’électricité. Cependant, aucun des deux n’est producteur d’uranium, la matière première indispensable au nucléaire.

En revanche, le Niger est un important producteur d’uranium (4% de la production mondiale), et le seul pays producteur de l’ouest Africain. Il a plaidé en 2012 pour une régionalisation du nucléaire, avec la construction de centrales où seraient impliqués les pays membres de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) soit 15 pays et 350 millions d’habitants.

[stextbox id=”info”]  Des projets de longue date au Maghreb [/stextbox]

Le Maghreb voudrait pouvoir se doter de plusieurs réacteurs nucléaires. Cependant, cette région connaît de nombreuses difficultés pour installer les centrales. Leur implantation au Nord du continent africain est en effet difficile en raison de nombreuses zones sismiques ou à risques, qui compromettent la sûreté nucléaire. La disponibilité des ressources nécessaires, comme l’eau ou l’uranium, fait également défaut.

Au Maroc, il est envisagé de construire deux réacteurs de 1.000 MW, pour une mise en service en 2022 et en 2024. Le projet date initialement de 1984, mais il a été reporté plusieurs fois.

En Algérie, la construction de deux réacteurs nucléaire est annoncée depuis 2008. Le projet a été ralenti en 2011, à cause de plusieurs difficultés. Mais aujourd’hui , le projet se concrétise puisque le gouvernement algérien a mis en place un institut du génie nucléaire chargé d’étudier les conditions de faisabilité de la première centrale nucléaire du pays. Le premier réacteur d’une puissance de 1.000 MW devrait être mis en route pour 2025, et le second pour 2030.

En Tunisie, ce sont deux réacteurs de 700 à 1000 MW qui sont envisagés pour 2024 et deux autres de même puissance pour 2030. Cependant, aucun site n’a encore été défini.

[stextbox id=”info”]  De nouveaux projets en Afrique du Sud[/stextbox]

L’Afrique du Sud possède la première (et actuellement la seule) centrale nucléaire du continent, la centrale de Koeberg (photo). Pourtant, le pays a affiché son intention d’ouvrir une nouvelle centrale, afin d’atteindre les 9,6 GW de production d’énergie nucléaire d’ici 2030.

Cette nouvelle centrale permettrait de réduire la fréquence des nombreuses coupures d’électricité qui touchent les grandes villes sud-africaines.Ces coupures ralentissent également l’extraction minière sur laquelle l’économie sud-africaine repose en grande partie.

Actuellement l’unique centrale sud-africaine (et du continent), située au nord du Cap, permet de produire 5% de l’électricité du pays.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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