Le Maroc lance un projet de développement du gaz naturel liquéfié - L'EnerGeek Le Maroc lance un projet de développement du gaz naturel liquéfié - L'EnerGeek

Le Maroc lance un projet de développement du gaz naturel liquéfié

640px-Casablanca_-_Morocco_008Le Maroc, qui a lancé un vaste programme d’investissement dans les énergies renouvelables, vient d’annoncer son souhait de développer également le recours au gaz naturel liquéfié pour renforcer son mix énergétique. Le pays ne dispose presque pas de ressources en hydrocarbures mais souhaite se doter de nouvelles infrastructures gazières pour produire environ 2700 mégawatts d’électricité à partir de ce combustible. Le Maroc devrait investir 4,6 milliards de dollars dans ce projet d’ici à 2021.

C’est à Rabat le 16 décembre que le Ministère de l’Énergie du Maroc a annoncé la mise en place d’un Plan national de développement du gaz naturel liquéfié. A l’horizon 2025, le GNL devrait représenter 30% de la production d’électricité marocaine, contre seulement 10% aujourd’hui.

Pour atteindre cet objectif, le pays investira massivement dans de nouvelles infrastructures, dont la construction d’un terminal méthanier au sud de Casablanca. En effet, le Maroc ne dispose que de très faibles ressources en hydrocarbures et devra donc être approvisionné par bateau puisque les tensions politiques avec l’Algérie voisine, qui dispose pourtant de réserves importantes en gaz naturel, rendent difficiles les échanges commerciaux.

Le Maroc devrait à terme pouvoir produire 2.700 MW d’électricité à partir du gaz naturel. Actuellement, le pays dispose d’une capacité de 600 MW grâce à deux turbines situées à Mohammedia, près de Casablanca, et à Kenitra, près de Rabat. Avec l’implantation du terminal méthanier, le pays va construire plusieurs centrales à cycle combiné gaz pour augmenter sa capacité, ainsi que des gazoducs. Au total, ces projets devraient d’ici à 2021 coûter 4,6 milliards de dollars au Royaume.

Il faut noter que le Maroc a récemment largement investi dans le solaire et l’éolien, et a mis fin aux subventions au fioul industriel et au gasoil. Les énergies renouvelables doivent, d’ici à 2020, couvrir à elles seules 42% des besoins grandissants du pays en électricité. La demande d’électricité du Maroc devrait en effet augmenter de 6% par an d’ici à 2025.

Crédit photo : Karimobo

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mar 12 Jan 2016
Sorti le 4 novembre dernier, le jeu Cleanopolis s’est fixé pour objectif de sensibiliser les familles aux enjeux du changement climatique. Téléchargeable sur Google Play et l’Apple Store, il a été créé par la société de jeux vidéo Bulkypix à…
Pour le co-fondateur du Breakthrough Institute, Michael Shellenberger, la transition énergétique à l’échelle mondiale n’est pas à l’ordre du jour. En effet, il affirme que lors des dix dernières années, la part des énergies propres a diminué tandis que celle…
lun 20 Juin 2016
Les nouvelles préoccupations liées à la biodiversité imposent aux producteurs d'énergie, comme EDF ou Engie, de repenser leur politique environnementale, afin d'harmoniser leurs moyens de production avec les territoires d'implantation. Le parc de production thermique français, par exemple, s'inscrit depuis…
mar 1 Mar 2016
La Commission européenne vient de faire des propositions législatives pour instaurer la transparence lors des négociations entre un pays de l’Union et un « Etat tiers », concernant les infrastructures énergétiques. En ligne de mire, notamment : la Russie et…

COMMENTAIRES

  • C’est un complément intéressant à la production d’électricité par les énergies renouvelables : hydraulique, éolienne et surtout solaire dans ce pays.

    http://energeia.voila.net/electri2/nucle_pv_maghreb.htm

    Cependant, le gaz n’est qu’une solution transitoire car, comme le pétrole et le charbon, la production mondiale de gaz va passer par un maximum à moyen terme, avant de décliner.

    Entre temps, le stockage de l’électricité aura fait de grand progrès en capacité et en baisse des coûts. Compte tenu du climat des pays du Maghreb, un stockage en cycle quotidien est suffisant : l’excès de production solaire le jour est utilisé en soirée et la nuit.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *