États-Unis : 5,1 milliards de dollars de prêts pour des centrales à gaz et du stockage électrique

Washington a finalisé un financement de 5,1 milliards de dollars destiné à Alliant Energy, dans l’Iowa et le Wisconsin. Le programme associe nouvelles centrales à gaz, stockage d’électricité et modernisation d’installations existantes, pour plus de 2,6 GW de capacités nouvelles ou améliorées.

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États-Unis : 5,1 milliards de dollars de prêts pour des centrales à gaz et du stockage électrique © L'EnerGeek

Washington a finalisé un ensemble de prêts de 5,1 milliards de dollars en faveur d’Alliant Energy. Annoncé le 28 octobre 2026, ce financement fédéral doit soutenir de nouvelles centrales électriques au gaz naturel, des systèmes de stockage et la modernisation d’installations existantes dans l’Iowa et le Wisconsin. L’ensemble porte sur plus de 2,6 gigawatts (GW) de capacités nouvelles ou améliorées, selon les informations du département américain de l’Énergie rapportées par Reuters.

Le dossier illustre une évolution de la politique américaine de financement des infrastructures énergétiques : le soutien public couvre désormais explicitement la production à partir de gaz naturel, aux côtés des batteries et des équipements de réseau. Il s’agit d’un accord de financement finalisé, et non d’une simple promesse conditionnelle.

Plus de 2,6 GW de capacités nouvelles ou modernisées

Le programme concerne deux États du Midwest américain où Alliant Energy exploite des activités de fourniture d’électricité et de gaz. D’après les éléments communiqués par Washington, il doit financer la construction de centrales thermiques, des installations de stockage et des travaux sur des unités de production déjà en service.

Le chiffre de 2,6 GW additionne des capacités nouvelles et des capacités améliorées. Il ne correspond donc pas à 2,6 GW de centrales neuves, ni à une puissance intégralement disponible aujourd’hui. Le ministère américain estime que l’ensemble représente l’équivalent des besoins électriques de près de 1,8 million de foyers et prévoit plusieurs centaines d’emplois pendant les chantiers, selon son annonce relayée par Reuters.

Le stockage joue un rôle complémentaire : il permet de déplacer dans le temps une partie de l’électricité produite et de répondre plus rapidement aux variations de la demande. Alliant Energy exploite déjà des batteries associées à des centrales solaires, notamment dans l’Iowa et le Wisconsin, comme l’entreprise l’expliquait dans une communication consacrée à ses installations de stockage.

D’une garantie conditionnelle de 3 milliards à un financement de 5,1 milliards

Ce financement a une histoire. Le 16 janvier 2025, le département américain de l’Énergie avait présenté deux engagements conditionnels dépassant 3 milliards de dollars pour des filiales d’Alliant Energy. À l’époque, le périmètre annoncé mettait en avant l’éolien et le stockage par batteries, avec environ 2 000 MW de nouvelles capacités envisagées sur la décennie.

Le paquet finalisé en octobre 2026 atteint 5,1 milliards de dollars et inclut explicitement des centrales au gaz naturel. La différence entre les deux annonces porte donc à la fois sur le montant, sur l’état d’avancement financier et sur les technologies présentées. La répartition précise de l’enveloppe entre production thermique, stockage et modernisation n’est pas détaillée dans les informations publiées.

Une priorité donnée à la puissance pilotable

Le bureau fédéral chargé de ces financements, anciennement Loan Programs Office, porte désormais le nom d’Office of Energy Dominance Financing. Sous l’administration Trump, son champ d’intervention s’est élargi aux projets gaziers, alors que les précédents programmes insistaient davantage sur les technologies bas carbone et les infrastructures permettant de les intégrer au réseau.

Les centrales à gaz présentent l’avantage technique d’ajuster leur production en fonction des besoins du système électrique. Elles restent cependant tributaires du prix et de l’approvisionnement en combustible et émettent du dioxyde de carbone lors de leur fonctionnement. Les batteries apportent une flexibilité différente, limitée notamment par leur durée de décharge et leur capacité de stockage.

Le gouvernement américain présente l’opération comme un moyen de renforcer la sécurité d’approvisionnement et de contenir les coûts de l’électricité. Les effets éventuels sur les factures dépendront des conditions de financement, des investissements réalisés et de leur traduction dans les tarifs réglementés. Les prêts s’inscrivent dans des horizons de plusieurs décennies : les gains annoncés ne sont pas des baisses immédiates de prix.

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