Un arrêté publié le 22 juillet 2026 abaisse la TVA applicable à la pose d’un climatiseur à 5,5 %, contre 20 % auparavant. Le taux appliqué à l’équipement lui-même descend à 10 %. Selon le site du gouvernement, la mesure vise les pompes à chaleur air/air réversibles fixes, celles destinées à être installées de manière permanente dans les bâtiments.
Le taux réduit n’est pas accordé sans condition. Pour les pompes à chaleur air/air d’une puissance inférieure ou égale à 12 kW, la classe énergétique doit atteindre au moins A++ pour un système mono-split, avec une unité extérieure et une unité intérieure, et au moins A+ pour un dispositif multi-split comportant plusieurs unités.
Cette baisse de fiscalité intervient alors qu’une nouvelle vague de chaleur est annoncée pour la fin de semaine du 4 septembre 2026, après un été déjà qualifié d’étouffant. Selon Météo-France, un flux anticyclonique venu du nord de l’Afrique pousse une masse d’air brûlante vers la métropole. Dans le Sud-Ouest, le thermomètre pourrait approcher les 40 °C durant le week-end des 5 et 6 septembre.
Des délais d’un à deux mois et demi chez les installateurs
Les demandes de climatisation ont explosé pendant l’été 2026 chez les professionnels du secteur, qui recommandent désormais aux particuliers de s’équiper sans attendre pour préparer l’été suivant. Les délais d’intervention ont atteint un à deux mois et demi au plus fort de la saison.
« Les demandes ont explosé au cours de l’été et on ne peut pas répondre à toutes dans un délai court », explique le gérant de l’entreprise toulousaine C2 Climat dans La Dépêche. Il détaille : « Il a fallu compter un mois, voire deux mois et demi au pic de l’été avant d’intervenir. Il faut s’y prendre rapidement pour installer une climatisation, idéalement entre octobre et mai. »
Abdelillah Talbi, gérant de Climafroid, insiste sur un autre argument, celui de la saison à venir. « Pour l’hiver qui va arriver vite, il faut s’y prendre dès maintenant pour la climatisation réversible, qui consomme moins d’énergie que le chauffage au gaz ou électrique », relève-t-il.
Une étude du cabinet Pouget et de l’Alliance IGNES, syndicat professionnel, publiée en juillet 2026 et menée sur 9 millions de logements en France, montre que près de la moitié des habitations sont des bouilloires thermiques d’après leur diagnostic de performance énergétique.
À Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, Pierre a vécu cet été comme une épreuve. « C’était beaucoup trop dur cet été, j’ai vraiment souffert au point que je ne pouvais parfois pas dormir », raconte ce particulier. Il a pris sa décision d’installer un climatiseur dans le salon le plus tôt possible en 2026, expliquant qu’au moins il y dormira en cas de grosses chaleurs.






