Le 1er septembre 2026, deux supertankers ont été touchés dans le Détroit d’Ormuz, provoquant une flambée des prix de l’énergie. Le pétrole Brent a grimpé à 95,32 $ le baril et le WTI à 90,72 $, tandis que le gaz naturel liquéfié en Asie a atteint des sommets inégalés depuis cinq mois, et le gaz européen a augmenté de 5 %.
Passage crucial pour le commerce énergétique mondial, le Détroit d’Ormuz voit transiter environ 30 % du pétrole maritime. Ce corridor de 39 kilomètres de large relie le Golfe Persique à la mer d’Oman, et tout incident dans cette zone stratégique entraîne des réactions immédiates sur les marchés de l’énergie, comme le démontre la récente hausse des prix du pétrole.
Attaques sur deux supertankers
Le 1er septembre, les supertankers Sidr et Senegal Prosperity ont été touchés par des projectiles non identifiés près de Khasab, Oman. Selon l’UKMTO, un pétrolier a signalé avoir été frappé par trois projectiles. L’Iran indique qu’un supertanker aurait heurté des mines navales, avertissant que d’autres navires pourraient être ciblés s’ils ne respectent pas la sécurité imposée par la Garde révolutionnaire islamique. OilPrice rapporte que ces incidents s’inscrivent dans le contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran.
Flambée des prix du pétrole
Le 2 septembre, le Brent était à 95,32 $ et le WTI à 90,72 $, marquant une hausse notable par rapport à la semaine précédente. Les craintes d’une interruption prolongée des exportations du Golfe Persique alimentent cette hausse. Les indices pétroliers du Moyen-Orient ont déjà dépassé les 100 $, traduisant une prime de risque géopolitique croissante. Les attaques de drones iraniens ont contrarié les efforts de Saudi Aramco pour augmenter ses chargements, renforçant la pression à la hausse sur les prix du pétrole.
Répercussions sur le GNL et le gaz
Le blocage du Détroit d’Ormuz affecte également le transport de gaz naturel liquéfié. Les coûts accrus de transit et d’assurance pèsent sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement énergétique. En Asie, les importateurs de GNL doivent intégrer ces surcoûts, tandis qu’en Europe, la hausse des prix du GNL influe sur les tarifs du gaz naturel, touchant directement les consommateurs.
Impacts sur le GNL en Asie
En Asie, les prix du GNL ont atteint leur plus haut niveau depuis cinq mois en raison des tensions à Ormuz. Les primes de risque pour traverser la région augmentent, entraînant une réévaluation des polices d’assurance maritimes. Les coûts supplémentaires, de plusieurs dizaines de milliers de dollars par cargaison, sont répercutés sur les acheteurs finaux, notamment au Japon, en Corée du Sud et en Chine.
Effets sur le gaz en Europe
En Europe, le gaz naturel a augmenté de 5 %, atteignant son plus haut niveau depuis 2023. Cette hausse est liée à la redirection des cargaisons de GNL initialement destinées à l’Europe vers l’Asie, où les acheteurs offrent des primes attractives. Malgré des stocks bien remplis, la concurrence pour les approvisionnements disponibles fait grimper les prix. OilPrice souligne que cette dynamique tarifaire est exacerbée par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran.
Conséquences financières des tensions
Les événements dans le Détroit d’Ormuz entraînent des coûts de transit et des primes d’assurance qui se répercutent directement sur les consommateurs. Les VLCCs, valorisés à 650 000 $ par jour, ajoutent plusieurs centimes par baril de pétrole transporté, ces surcoûts étant finalement supportés par les automobilistes et les ménages. Aux Émirats arabes unis, les prix des carburants ont augmenté dès le 1er septembre.
Les rendements obligataires mondiaux, atteignant des niveaux record, pèsent sur la demande pétrolière future, mais à court terme, la prime géopolitique prédomine. Les marchés boursiers américains ont reculé le 1er septembre sous l’effet de la hausse des prix du pétrole et des rendements obligataires.
L’évolution des prix de l’énergie dépendra des tensions entre Washington et Téhéran. Une multiplication des incidents pourrait ancrer le pétrole au-dessus de 100 $ le baril, tandis qu’une désescalade permettrait une baisse progressive. Pour les consommateurs européens et asiatiques, les coûts énergétiques de l’hiver 2026-2027 s’annoncent déjà élevés.






