Le ministre de l’Économie Roland Lescure a confirmé mercredi 2 juillet le lancement d’une troisième édition du leasing social à partir du 16 juillet prochain. Avec 112 000 véhicules électriques vendus au premier trimestre 2026, la France affiche une part de marché électrique de 28%, surpassant largement la moyenne européenne de 19%. Le dispositif de location à prix réduit s’impose comme un levier central de la stratégie de décarbonation du secteur transport, permettant aux ménages modestes d’accéder à la mobilité électrique pour 100 à 200 euros mensuels.
La France devance l’Europe dans l’électrification automobile
28% de part de marché électrique en France vs 19% en Europe : un écart significatif
Les chiffres du premier trimestre 2026 dessinent une cartographie contrastée de l’électrification automobile européenne. La France enregistre 112 000 unités vendues sur les trois premiers mois de l’année, propulsant les véhicules électriques à 28% des immatriculations totales. L’écart avec la moyenne de l’Union européenne, qui stagne à 19% sur les deux premiers mois de 2026, révèle l’efficacité des mécanismes incitatifs français. L’année 2025 avait déjà témoigné de cette dynamique avec 327 000 véhicules électriques écoulés sur le territoire national, consolidant la position d’avant-garde du pays dans la transition énergétique du secteur automobile. Les ventes de mai ont confirmé cette tendance haussière, portée par la conjonction des bonus à l’achat et du leasing social.
Le leasing social, moteur de cette accélération énergétique
Le dispositif initié en 2024 a permis à 100 000 foyers d’accéder à un véhicule électrique sur deux ans, avec 50 000 unités financées lors de chaque édition. « Des dizaines de milliers de foyers ont eu accès à un véhicule électrique alors qu’à l’achat, ils n’auraient sans doute pas pu se le permettre », souligne Roland Lescure selon France Info. La combinaison du leasing social et des bonus écologiques a généré un effet multiplicateur sur les ventes, transformant le paysage énergétique du parc automobile français. Les ménages modestes, jusqu’alors exclus du marché électrique en raison de prix d’achat prohibitifs (entre 25 000 et 40 000 euros pour un véhicule neuf), trouvent dans ce système de location une porte d’entrée vers la mobilité décarbonée.
Retour du dispositif le 16 juillet : une continuité stratégique
100 000 véhicules électriques en deux ans : l’impact énergétique du programme
Les deux premières éditions du leasing social ont injecté 100 000 véhicules électriques dans le parc automobile français, contribuant directement à la réduction des émissions de CO2 du secteur transport. Chaque véhicule électrique remplaçant un véhicule thermique évite l’émission d’environ 2 tonnes de CO2 par an, selon les données moyennes de l’Agence de la transition écologique. Le programme a ainsi généré une économie potentielle de 200 000 tonnes de CO2 annuelles, équivalant aux émissions de 100 000 Français sur une année. Le Monde rapporte que l’annonce intervient dans un contexte d’envolée des prix des carburants, accentuant l’attractivité de la solution électrique pour les « gros rouleurs ».
Leasing entre 100 et 200 euros : démocratiser l’accès à la mobilité décarbonée
« On va continuer la politique de leasing social. Ça permet d’avoir des véhicules entre 100 et 200 euros par mois », a déclaré Roland Lescure lors de l’annonce officielle du 2 juillet. Renault a dévoilé ses tarifs pour 2026, avec une Twingo électrique accessible dès 130 euros mensuels dans le cadre du dispositif. Cette fourchette tarifaire positionne le leasing social comme une alternative économiquement viable face aux coûts d’usage d’un véhicule thermique, particulièrement dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui maintiennent les prix du pétrole à des niveaux élevés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé en avril 2026 le financement de 50 000 véhicules supplémentaires ciblant spécifiquement les professionnels de santé libéraux et les travailleurs mobiles à forte kilométrie annuelle.






