Greenpeace alerte sur Tchernobyl : l’enceinte de confinement « ne peut pas être réparée » et son effondrement contaminerait toute l’Europe

À Tchernobyl, l’enceinte de confinement est au bord de l’effondrement.

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Greenpeace alerte sur Tchernobyl : l'enceinte de confinement « ne peut pas être réparée » et son effondrement contaminerait toute l'Europe
Greenpeace alerte sur Tchernobyl : l’enceinte de confinement « ne peut pas être réparée » et son effondrement contaminerait toute l’Europe © L'EnerGeek

À Tchernobyl, les inquiétudes sur la sécurité de la centrale ne faiblissent pas avec le temps. Greenpeace alerte sur l’état dégradé de l’arche du sarcophage, surtout depuis qu’une attaque de drone l’a endommagée en février 2025. La situation, déjà préoccupante, pourrait virer au pire en cas de nouvelles attaques. Malgré des tentatives de réparation, l’enceinte de confinement n’a pas retrouvé toute son efficacité, laissant planer le risque d’une libération de matériaux radioactifs dans l’environnement.

L’arche du sarcophage dans un état alarmant

La centrale de Tchernobyl, située en Ukraine, porte encore les stigmates de la catastrophe de 1986. Une nouvelle enceinte, appelée « arche », avait été installée en 2016, mais elle a été endommagée en février 2025. D’après Shaun Burnie, spécialiste nucléaire pour Greenpeace Ukraine, quatre tonnes de poussière hautement radioactive restent piégées à l’intérieur. Sergiy Tarakanov, directeur de la centrale, résume la situation : « La situation est très dangereuse. »

Les travaux pour restaurer complètement la capacité de confinement de l’arche sont chiffrés à 500 millions d’euros. Pour Greenpeace, cependant, toute réparation semble vouée à l’échec : « L’enceinte de confinement ne peut pas être réparée. » Cette mise en garde prend plus de poids à la lumière des risques croissants de rejets radioactifs si la structure subissait une nouvelle frappe. La France, via son ministre des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot, s’inquiète aussi du coût et des options de réparation.

Que se passerait en cas de frappe ?

Greenpeace insiste sur la gravité possible d’une nouvelle attaque qui pourrait provoquer un effondrement « catastrophique » de l’enveloppe interne. Parmi les scénarios évoqués, une frappe de roquette à 200 mètres pourrait créer des secousses comparables à un séisme, selon Shaun Burnie. Ce risque soulève de lourdes questions géopolitiques pour l’Europe, les effets chimiques et radioactifs pouvant se disséminer bien au-delà des frontières ukrainiennes, constituant ainsi une menace mondiale.

La Russie est accusée d’avoir visé la centrale et d’avoir tiré des missiles au‑dessus de Tchernobyl, ce qui a encore amplifié les tensions dans la région. L’Ukraine, proche et directement concernée, reste particulièrement exposée à ce potentiel désastre environnemental.

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