Un record va bientôt tomber : celui de la hausse mensuelle du prix du baril de Brent. Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, les cours mondiaux ne cessent de grimper.
Le baril de Brent pourrait battre un record
Depuis le début de la guerre en Iran, les marchés pétroliers sont sous tension. Le Brent, référence mondiale du pétrole brut, évolue à des niveaux élevés et pourrait signer l’une de ses plus fortes hausses mensuelles depuis des années. Depuis plusieurs semaines, la situation géopolitique se dégrade. Entre attaques en mer Rouge, frappes indirectes et risques d’extension du conflit impliquant l’Iran, les investisseurs anticipent des perturbations durables sur le marché énergétique.
En ce début de semaine, il évoluait autour de 115 dollars le baril, soit environ 106 euros. Cette progression spectaculaire s’inscrit dans une dynamique haussière continue depuis le début du mois de mars 2026. Ainsi, le pétrole de référence s’oriente vers une hausse mensuelle record, portée par les tensions géopolitiques. Il s’agirait de la plus forte progression sur un mois depuis plusieurs années, signe d’un marché particulièrement nerveux. Au total, le prix du baril pourrait avoir pris 60 % en l’espace de quelques semaines, une première depuis 1988.
Cette flambée s’explique en grande partie par les inquiétudes autour de l’Iran. Le pays, acteur clé de l’OPEP, se retrouve au cœur des tensions régionales. Toute perturbation de ses exportations, ou de celles de ses voisins, déséquilibre l’offre mondiale. Par ailleurs, les attaques des rebelles houthis, soutenus par Téhéran, aggravent la situation. Elles ciblent notamment des routes maritimes stratégiques, essentielles pour le transport du pétrole.
Prix du Brent : l’impact direct des conflits et du risque iranien
Les marchés pétroliers réagissent immédiatement aux risques géopolitiques. Or, la situation actuelle cumule plusieurs facteurs de tension. D’une part, la guerre en Iran et le risque d’implication directe dans un conflit élargi alimentent la spéculation. Les opérateurs redoutent une perturbation majeure des flux énergétiques dans le golfe Persique, une zone par laquelle transite une part significative du pétrole mondial.
D’autre part, les attaques répétées en mer Rouge contribuent à désorganiser les chaînes logistiques. Ce phénomène n’est pas nouveau. Cependant, son intensité actuelle est notable. La combinaison entre conflit potentiel avec l’Iran et perturbations maritimes crée un effet cumulatif sur les prix. Enfin, et surtout, les marchés commencent à intégrer que ce conflit pourrait durer dans le temps. Malgré les déclarations chocs de Donald Trump promettant une fin de guerre rapide, les marchés estiment que la situation va s’enliser pendant encore plusieurs semaines, voire mois. Dans ce cas-là, les prix du baril de Brent devraient continuer à augmenter.






