La major pétrolière française, TotalEnergies, vient de procéder à une acquisition clé dans le domaine du pétrole. L’entreprise consolide ses positions en Namibie, le nouvel eldorado du secteur.
TotalEnergies renforce son ancrage en Namibie
Le 9 décembre 2025, TotalEnergies a annoncé un accord décisif avec Galp. Cet accord lui permet de devenir opérateur d’un gisement offshore prometteur en Namibie, marquant une montée en puissance dans la région. Dans le cadre de l’accord, le géant français acquiert une participation opérée de 40 % dans la licence PEL83, qui comprend la découverte Mopane. De son côté, la société portugaise Galp conserve 40 % de cette licence. Parallèlement, Galp reçoit en échange des parts sur deux autres permis exploités par TotalEnergies : 10 % dans la licence PEL56 (contenant la découverte Venus) et 9,39 % dans la licence PEL91. Ces acronymes, un peu complexes, désignent des licences accordées pour exploiter des gisements de pétrole situés au large de la Namibie.
Ainsi, l’accord constitue un échange d’actifs, calibré pour réorganiser les positions des deux compagnies dans la zone offshore namibienne. TotalEnergies prendra en charge 50 % des investissements nécessaires à l’exploration, à l’évaluation et au développement initial de Mopane. Ces coûts seront remboursés par 50 % des futurs flux de trésorerie générés par le projet, selon l’accord.
Un gisement à fort potentiel dans un « nouvel eldorado »
Le gisement Mopane, découvert en 2024, est estimé à un potentiel d’« au moins 10 milliards de barils de pétrole ». Cette estimation place Mopane parmi les plus importantes découvertes offshore en Namibie, aux côtés de Venus. Grâce à l’accord, TotalEnergies devient l’opérateur des deux plus grandes découvertes pétrolières du pays.
Les deux groupes prévoient de lancer, d’ici les deux prochaines années, une campagne d’exploration et d’évaluation comprenant trois puits, avec le premier forage programmé en 2026. Cette campagne vise à réduire les incertitudes et à préparer un futur développement. Par ailleurs, le développement du gisement Venus reste pleinement engagé, avec un objectif de décision finale d’investissement (FID) envisagé en 2026. Le groupe lui-même décrit l’accord comme l’ouverture de « la voie au développement d’un important hub de production » en Namibie.
TotalEnergies parie sur la Namibie comme nouveau centre pétrolier
Par cette manœuvre, l’entreprise française mise clairement sur la Namibie comme l’un de ses nouveaux piliers de production. Sa présence dans les gisements Mopane et Venus lui donne le contrôle de deux géants offshore, ce qui pourrait remodeler la carte des producteurs africains. L’accord renforce aussi sa capacité à orchestrer un hub de production intégré : forage, production, logistique, partenariats publics/privés. Le groupe affirme vouloir tirer parti de son expertise reconnue pour développer ces ressources de façon « rentable et durable ».
Cet investissement s’inscrit dans un contexte mondial de recherche accrue de nouvelles ressources pétrolières, dans un secteur où la demande reste soutenue malgré la transition énergétique. En ce sens, la Namibie apparaît comme le nouvel eldorado pour les majors désireuses de combiner rendement et potentiel à long terme.






