Parkings transformés : pourquoi les ombrières envahissent nos villes

La Bretagne transforme ses parkings en centrales solaires !

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Parkings transformés : pourquoi les ombrières envahissent nos villes
Parkings transformés : pourquoi les ombrières envahissent nos villes © L'EnerGeek

La Bretagne avance à grands pas dans sa transition énergétique. Sur le parking de la Maison des sports à Lannion (dans les Côtes-d’Armor), une ombrière photovoltaïque vient de s’installer. Ce projet fait partie d’un mouvement plus large : depuis 2021, ce type d’installation se multiplie, notamment en Vendée. L’idée, c’est de produire de l’énergie verte à proximité et de répondre aux nouvelles obligations législatives en matière d’énergies renouvelables.

Développement des infrastructures solaires

Durant l’été, les travaux ont permis de mettre en place cette ombrière à Lannion. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres d’un développement rapide du solaire dans les villes françaises. En Vendée, l’effort est particulièrement marqué avec l’ambition de produire et consommer localement de l’énergie verte. Cela s’inscrit dans une démarche nationale visant à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix français.

La loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (Aper) impose désormais que les parkings de plus de 1 500 m² disposent d’installations solaires sur au moins 50 % de leur surface d’ici 2028. Pour certains, cet objectif est repoussé à 2026. Comme le rappelle Florent Boudin, responsable de la transition énergétique à la Ville de Lannion, ces règles entraînent une transformation importante des infrastructures existantes.

Les acteurs et leurs investissements

Le développement et l’exploitation des installations photovoltaïques bénéficient du soutien d’acteurs comme Vendée Energie, qui collabore avec les collectivités et le secteur privé. Selon leur directeur général, ces installations se font surtout sur des surfaces déjà aménagées, comme les toitures et les parkings. Il indique que « 20 % sont financés avec des fonds propres, le reste par emprunt », mettant en avant la dimension économique des projets.

En 2024, onze installations étaient opérationnelles pour une capacité totale de quatre mégawatts-crête (MWc). De plus, vingt-quatre nouvelles installations sont en cours de réalisation et dix autres font l’objet d’études préliminaires. À titre d’exemple, deux ombrières vont être installées sur l’aire de covoiturage de la Landette pour une production estimée à 414 kilowatts-crête, ce qui peut alimenter environ 192 habitants.

La production locale et l’autoconsommation en partage

En Vendée, la production d’énergies renouvelables représente actuellement 20 % du total énergétique du département. Les projets visent à atteindre 60 % grâce à un futur parc offshore éolien. Les installations photovoltaïques se multiplient, notamment grâce aux plans Climat qui encouragent leur déploiement sur les surfaces artificialisées.

Un point intéressant de ces projets est l’autoconsommation électrique. L’électricité produite peut être partagée localement via des groupements d’achats, ce qui permet de consommer l’énergie directement là où elle est générée. Toutefois, un souci persiste : l’été, le réseau n’est parfois pas capable de stocker toute l’énergie produite, obligeant à mettre temporairement les installations en pause.

L’investissement nécessaire n’est pas négligeable, mais il est stratégique. Par exemple, l’installation à la Landette représente un coût de 400 000 euros. Une aire provisoire a été aménagée pendant les travaux pour continuer à servir les usagers.

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