Depuis le début de l’année 2025, la France connaît une hausse alarmante des pertes d’électricité produite par les installations éoliennes et solaires. Le gaspillage de cette production, pourtant propre et cruciale pour la transition énergétique, atteint un niveau inédit. Le 29 juillet 2025, RTE (Réseau de Transport d’Électricité) a lancé un signal d’alarme sans équivoque.
Électricité verte gaspillée : une surproduction solaire et éolienne incontrôlée
La production d’électricité éolienne et solaire s’est accélérée au premier semestre 2025, avec 2,3 gigawatts (GW) supplémentaires raccordés : 2,1 GW de solaire et 0,2 GW d’éolien. Pour la première fois, le parc solaire (26,4 GW) dépasse l’éolien (24,6 GW). Pourtant, cette progression cache une réalité plus sombre. Entre avril et juin, 10 % de l’énergie solaire théorique a été perdue, contre 5 % en 2024 et 1 % en 2023, selon RTE.
En chiffres bruts, 2 000 gigawattheures (GWh) ont été écrêtés au premier semestre, soit une puissance moyenne écartée de 5,2 GW. Un gaspillage énergétique devenu structurel. La production des éoliennes et des panneaux solaires dépasse largement la consommation nationale et ne coïncide pas toujours avec les moments où la demande est la plus forte.
Prix négatifs : un indicateur implacable du déséquilibre du réseau
Symptôme majeur de cette désynchronisation entre offre et demande : la montée en flèche des prix négatifs sur les marchés de gros. Alors que 53 heures de prix négatifs étaient recensées au premier semestre 2023, puis 235 heures en 2024, 2025 franchit un cap avec 363 heures, soit 8 % du temps. Ce phénomène survient principalement l’après-midi, lorsque la production photovoltaïque culmine alors que la demande chute. Le réseau se retrouve saturé, et l’énergie produite doit être sacrifiée.
Stockage et flexibilité : deux leviers encore sous-exploités
Face à ce gaspillage énergétique croissant, RTE souligne l’urgence d’une adaptation structurelle du système électrique. Selon son rapport sur la flexibilité publié le 22 novembre 2024, la solution repose sur trois piliers : le stockage, la flexibilité de la consommation, et une meilleure prévisibilité des flux. Aujourd’hui, la France reste fortement exportatrice nette d’électricité (37,6 TWh au premier semestre 2025).
Pourtant, sans capacité de stockage rentable à grande échelle, cette production excédentaire finit par être perdue. « Une fois installées, les éoliennes et panneaux photovoltaïques ont un coût variable nul. Si l’électricité n’est pas utilisée le moment venu, elle est perdue », indique RTE.
Des solutions connues, mais peu appliquées
RTE insiste sur l’importance de moduler la demande : reporter la recharge des véhicules électriques, utiliser l’inertie thermique des bâtiments, ou encore optimiser les horaires des équipements domestiques. Des gestes simples, mais qui nécessitent une coordination collective. Le programme FlexReady, lancé par RTE et Think Smartgrids, vise à instaurer un cadre pour faciliter ces ajustements dans le tertiaire. Objectif : libérer jusqu’à 2,5 GW de capacité instantanée durant les pointes.
Une dynamique intenable sans régulation
Si aucune stratégie de valorisation des surplus n’est mise en place, la progression continue du parc renouvelable mènera mécaniquement à un gaspillage toujours plus massif. Ce paradoxe, produire plus pour jeter davantage, fragilise le modèle même de transition énergétique. L’intermittence des renouvelables n’est pas en cause ; c’est l’absence de régulation adaptée qui crée ce chaos silencieux.





Cette production électrique des renouvelables déclarée « gâchée » faute de régulation, montre bien que le VRAI coût d’une énergie renouvelable non pilotable est bien plus élevé que l’inutile coût d’une production qui n’intéresse personne. L’état-ecolo persiste ainsi à engager avec l’argent du contribuable ou une sur-facturation du consommateur des investissements inutiles avec des dépenses au nom desquelles il prétend en 2026 réduire l’accès aux soins et l’offre de soins des Français, alors que la France qui ne contribue qu’à 1% du réchauffement climatique mondial et n’est que le 15 ieme emetteur mondial de co2 par habitant. Qui faut t’il remercier dans notre gouvernement pour ce calcul « judicieux » avant la prochaine motion de censure en automne ?
Ce problème d’électricité verte perdue montre bien l’incohérence de la politique énergétique française. On nous vante le mix-électrique avec renouvelables et nucléaire pilotable, mais le problème est que lorsqu’il y a surproduction d’électricité renouvelable, le nucléaire n’est pas piloté à la baisse parce qu’il est très difficilement pilotable et surtout parce que baisser la production des réacteurs nucléaires est trop coûteux pour EDF, d’autant que le gouvernement a demandé de réhausser la production du nucléaire existant. Le mix-électrique nucléaire et renouvelables est un mariage bancal et il le sera de plus en plus. Il y a incompatibilité entre ces énergies. Enfin, il y a urgence à développer les installations de stockage d’électricité, dont les grandes installations de batteries dont les coûts ont fortement baissé ces dernières années. L’avenir de la France n’est pas avec le nucléaire, énergie trop coûteuse, mais avec plus de sobriété et d’efficacité énergétique et du 100 % énergies renouvelables couplé à des stockages d’électricité.