Et si les digues françaises devenaient les centrales électriques de demain ?

Imaginez des ports français transformés en véritables centrales électriques grâce aux vagues !

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Et si les digues françaises devenaient les centrales électriques de demain ?
Et si les digues françaises devenaient les centrales électriques de demain ? © L'EnerGeek

L’innovation dans les énergies renouvelables continue de nous étonner, et le projet Dikwe, en cours d’installation à Boulogne-sur-Mer, en est un bel exemple. Ambitieux, il tente de transformer les vagues en électricité tout en renforçant la protection des côtes françaises. Aux côtés de GEPS Techno, Ifremer et Legendre Group, ce chantier montre la voie pour exploiter l’énergie houlomotrice, encore trop peu exploitée.

Un projet collectif et innovant

Le nom Dikwe est né d’une contraction entre « digue » et « wave ». Son objectif ? Produire de l’électricité à partir des vagues et améliorer la défense des ports. Cette initiative transforme les infrastructures portuaires existantes en véritables générateurs d’énergie renouvelable, grâce à la collaboration entre GEPS Techno, Ifremer et Legendre Group.

Pendant ce temps, le projet Seaturns se focalise sur le développement d’une technologie capable de convertir l’énergie des vagues en électricité de façon efficace. En plaçant un flotteur cylindrique en pleine mer, Seaturns crée un mouvement oscillatoire qui se change en énergie. Cette solution novatrice a déjà attiré plusieurs investisseurs, permettant ainsi à Seaturns de lever 2,45 millions d’euros pour poursuivre ses recherches et ses développements.

Technologie et performances

Dans le dispositif Dikwe, des panneaux agissent comme des volets oscillants capables de capter jusqu’à 60 % de l’efficacité énergétique des vagues. Installés dans les brise-lames, ils ne prennent pas de place supplémentaire et n’entravent ni la navigation ni la faune marine. Contrairement à l’énergie solaire ou éolienne, ce système fonctionne sans dépendre du soleil ou du vent, assurant une production électrique continue.

Le dispositif intègre aussi des capteurs sophistiqués qui enregistrent différents paramètres, comme la hauteur des vagues, la production d’électricité et la résistance de la structure. Selon les estimations, l’énergie houlomotrice pourrait couvrir environ 10 % de la consommation annuelle d’électricité.

Historique du développement

Lancé en 2012, le projet Dikwe a traversé de nombreuses années de modélisation et de tests rigoureux réalisés par GEPS Techno avec l’expertise d’Ifremer. Des prototypes ont été expérimentés à différentes échelles dans le bassin de Brest avant de construire un modèle grandeur nature à Boulogne-sur-Mer. De son côté, Seaturns envisage de déployer son prototype sur le site SEM-REV dès l’été 2025.

Partenariats phares

La coentreprise Wave-Op, fruit du partenariat entre Legendre et GEPS Techno, joue un rôle déterminant dans la diffusion de cette technologie sur l’ensemble du littoral français. En utilisant les infrastructures portuaires déjà en place comme génératrices d’énergie renouvelable, Wave-Op espère amorcer une transformation durable du secteur maritime.

Perspectives d’avenir

Grâce à sa vaste façade Atlantique, la France est bien placée pour se positionner en leader mondial dans le secteur en plein essor de l’énergie marémotrice. Des projets comme Dikwe pourraient transformer les ports français en centres énergétiques discrets mais performants. Comme l’indique la coentreprise : « Cette entité stratégique vise à développer des solutions qui protègent les côtes tout en récupérant l’énergie des vagues. »

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