L’annonce d’un nouvel accord entre Google et Commonwealth Fusion Systems (CFS), une start-up issue du MIT, marque une avancée déterminante dans le développement des énergies propres. Ce partenariat, officialisé le 30 juin, doit accélérer la recherche et le développement de l’énergie de fusion nucléaire vers une utilisation commerciale. En réservant 200 mégawatts de la future centrale ARC en Virginie, Google réaffirme son engagement vers des sources d’énergie durables. Cette initiative est décidée à répondre aux besoins grandissants des centres de données du géant technologique, dont la consommation électrique pourrait doubler d’ici la fin de la décennie.
L’engagement énergétique de Google
Pour satisfaire l’augmentation fulgurante de ses besoins en énergie, surtout avec le boom de l’intelligence artificielle, Google élargit ses sources d’approvisionnement. Depuis 2010, l’entreprise a acquis 22 gigawatts d’électricité provenant de sources renouvelables comme le solaire et l’éolien. En 2024, elle prévoit d’acheter encore 8 gigawatts, doublant ainsi ses achats en un an. Ces mesures ont permis de réduire de 12 % les émissions de carbone de ses centres de données.
Parallèlement aux énergies renouvelables classiques, Google teste aussi des solutions innovantes comme la géothermie avec Fervo Energy et les réacteurs à sels fondus avec Kairos Power.
La promesse de la fusion nucléaire
La fusion nucléaire représente un investissement stratégique à long terme pour Google. Contrairement à la fission traditionnelle, la fusion est naturellement plus propre et plus sûre. Elle reproduit le processus qui alimente les étoiles en fusionnant deux atomes légers pour former un noyau plus lourd, ce qui libère une quantité impressionnante d’énergie sans générer de déchets radioactifs à long terme. Les scientifiques français ont réalisé une avancée majeure dans la fusion nucléaire avec la machine tokamak WEST.
Michael Terrell, en charge de l’énergie avancée chez Google, explique à TechCrunch : « Nous ajoutons la fusion à notre portefeuille en raison de son potentiel transformateur pour fournir une énergie abondante et durable à la planète ». Il reconnaît toutefois que cette technologie doit encore relever d’importants défis techniques et scientifiques.
Les défis et les perspectives d’avenir
Bien que cette solution soit pleine de promesses, la fusion nucléaire n’a pas encore permis d’atteindre une production nette d’énergie économiquement viable. À ce jour, aucune entreprise privée n’a réussi ce défi. Néanmoins, Bob Mumgaard, cofondateur et PDG de CFS, reste confiant : « CFS sera en mesure de fournir de l’énergie de fusion à Google en moins d’une décennie ». Cet accord avec CFS s’inscrit dans une série d’investissements stratégiques que Google a réalisés dans le domaine énergétique, similaire au projet Iter qui vise à reproduire la fusion nucléaire des étoiles.
Un pari audacieux pour un avenir plus vert
La volonté continue de Google d’innover dans le secteur de l’énergie démontre son ambition non seulement de satisfaire ses propres besoins, mais aussi de contribuer positivement au secteur mondial des énergies renouvelables. En soutenant activement des technologies comme la fusion nucléaire, l’entreprise espère proposer des solutions concrètes face aux défis liés au changement climatique.






