Le mardi 1er juillet 2025, la France a été placée sous alerte canicule, avec 16 départements en alerte rouge, soit l’alerte maximale selon Météo France. Face à la chaleur accablante, les Français ont massivement eu recours à leurs appareils de rafraîchissement. Si le ventilateur reste le choix le plus économe, la climatisation, elle, pèse lourdement sur la consommation. Et dans les deux cas, l’impact est bien visible sur la facture d’électricité.
Ventilateurs : un confort à prix modéré, mais cumulé
Selon les calculs publiés par CNEWS le 30 juin 2025, un ventilateur de 50 watts utilisé durant 12 heures par nuit revient à 0,12 euro par usage. Sur deux mois d’été, cela représente 7,50 euros si l’appareil tourne chaque nuit.
Un modèle plus puissant — 200 watts — peut coûter jusqu’à 0,48 euro par nuit, soit 30 euros sur deux mois pour une utilisation équivalente.
Ces estimations sont basées sur le tarif réglementé d’EDF en vigueur en juin 2025, soit 0,2016 euro TTC par kilowattheure. Comme le rappelle CNEWS, « un prix qui peut représenter entre 7,5 euros (pour un 50W) et 30 euros (pour 200W) par ventilateur si vous l’avez fait tourner 12 heures par jour pendant deux mois ». Multipliez ces chiffres par le nombre de pièces équipées, et le poste de dépense devient loin d’être négligeable.
Climatisation : confort immédiat, coût immédiat et bien plus élevé
À l’opposé du spectre, la climatisation s’impose comme l’option la plus énergivore. Selon RMC BFMTV, une clim domestique consomme entre 1,5 et 2,5 kWh par heure. En prenant comme référence le tarif de 0,2016 euro TTC/kWh, le coût horaire varie entre 0,30 et 0,50 euro.
Sur une seule nuit de 8 heures, la facture grimpe à près de 4 euros. Sur une journée entière de 24 heures, jusqu’à 12 euros. Utiliser la clim 4 heures par jour durant les trois mois d’été peut coûter 226,44 euros, selon les données du comparateur Jechange.fr reprises par RMC. Là encore, la facture s’alourdit proportionnellement au nombre d’unités installées ou à la qualité de l’isolation du logement.
Alerte canicule : une demande électrique sous tension
Au-delà des factures individuelles, c’est toute la consommation d’électricité nationale qui s’est envolée. D’après 20 Minutes, la demande a atteint 57 gigawatts à 13 heures le lundi 30 juin 2025, contre 51 GW à la même heure un an plus tôt. Soit une augmentation de 13 %.
Les jours précédents avaient déjà montré des signes de tension : +4,6 % le samedi, +7,8 % le dimanche. En moyenne, selon RTE cité par 20 Minutes, chaque degré supplémentaire en période chaude ajoute entre 700 mégawatts et 1,1 gigawatt de consommation. La progression est étroitement liée à la généralisation des équipements de climatisation. Comme l’indique Orange Actu, 37 % des foyers français sont désormais équipés, contre 20 % en 2023.
La chaleur met en difficulté le parc nucléaire français
Malgré la montée en puissance des usages, le réseau a globalement tenu. Orange Actu rapporte toutefois un arrêt préventif du réacteur de la centrale nucléaire de Golfech, rendu nécessaire par la température élevée de la Garonne utilisée pour le refroidissement. Une illustration concrète de l’interdépendance entre climat et production électrique.
La canicule n’a pas seulement fait grimper les températures : elle a mis en lumière les arbitrages économiques imposés aux ménages en matière de confort thermique. Ventilateurs bon marché mais multiples, climatiseurs efficaces mais voraces : chaque choix pèse désormais lourd sur la facture d’électricité.






