La capacité éolienne mondiale ne cesse de progresser d’année en année. Après un record en 2023, un nouveau vient d’être établi en 2024. Et pourtant, cela reste insuffisant pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
L’éolien continue de progresser dans le monde
Le Global Wind Energy Council (GWEC) dévoile son rapport annuel, révélant que l’énergie éolienne a battu un nouveau record en 2024. Au total, 117 gigawatts (GW) de capacité ont été installés en douze mois à travers le monde. Une performance qui établit un nouveau palier pour un secteur longtemps perçu comme secondaire dans la transition énergétique.
L’année 2024 fait donc mieux en battant le dernier record de 2023. Selon le GWEC, la capacité mondiale installée a grimpé à 1 136 GW, soit une progression de plus de 11 % en un an. Pour le moment, l’éolien terrestre domine encore largement l’éolien en mer. Un déséquilibre qui n’empêche pas le secteur offshore de monter en puissance, doucement mais sûrement.
Derrière cette performance globale, un moteur : la Chine, responsable à elle seule de 79,8 GW des installations. Loin derrière, les États-Unis plafonnent à 4,1 GW, suivis de l’Allemagne (4 GW), de l’Inde (3,4 GW) et du Brésil (3,3 GW), qui détrône l’Espagne pour intégrer le top 5 des marchés mondiaux.
L’éolien dans tous ses états : entre envolées régionales et zones de turbulence
Le tableau n’est pourtant pas uniforme. Si l’Asie-Pacifique affiche une croissance stable de 7 %, l’Afrique et le Moyen-Orient créent la surprise avec une envolée de 107 %, menée par l’Égypte et l’Arabie saoudite. En revanche, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine accusent un repli.
En coulisse, les failles se multiplient : chaîne d’approvisionnement fragile, systèmes d’enchères inefficaces, manque de visibilité réglementaire. Autant de contraintes qui font que l’éolien peine pour l’instant à atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Un cocktail explosif dans un secteur pourtant vital pour atteindre les objectifs climatiques. Le GWEC prévoit une croissance annuelle moyenne de 8,8 % jusqu’à cet horizon.






