Et si les vieilles éoliennes valaient de l’or ? La Chine bouleverse les règles du jeu

Imaginez des éoliennes transformées en matériaux pour construire des routes durables.

Publié le
Lecture : 2 min
Une nouvelle vie pour les éoliennes déclassées : la solution innovante venue de Chine
Et si les vieilles éoliennes valaient de l’or ? La Chine bouleverse les règles du jeu © L'EnerGeek

Des chercheurs de l’Institut de Physique Chimique de Lanzhou en Chine ont mis au point une manière originale de transformer les éoliennes mises hors service en composants utiles pour le secteur de la construction. Cette initiative s’inscrit dans la volonté mondiale d’adopter des énergies plus propres et pourrait bien jouer un rôle majeur dans les projets visant à fabriquer un avenir plus vert.

Un sacré challenge pour l’industrie éolienne

Les éoliennes sont devenues un élément clé pour répondre à la demande toujours grandissante d’énergie renouvelable à travers le globe. En Chine, les fabricants se lancent dans la construction de turbines éoliennes toujours plus imposants et performants. Toutefois, ces installations ne durent généralement que 20 à 25 ans. Alors qu’un grand nombre d’éoliennes arrivent en fin de service – surtout en Chine où de nombreuses mises hors service sont prévues d’ici 2025 – leur retrait pose vraiment le souci de ce qu’on doit en faire.

Si les parties métalliques, comme les boîtes de vitesses, les moyeux et les tours, peuvent être recyclées comme ferraille, les pales posent un vrai casse-tête. En effet, constituées de fibre de verre, de fibre de carbone et de résine époxy, leur légèreté et leur robustesse compliquent le recyclage par les méthodes traditionnelles.

Une idée de génie pour recycler

Sous la houlette de Tang Zhicheng, une équipe rattachée à l’Académie Chinoise des Sciences a trouvé une méthode astucieuse pour donner une seconde vie à ces pales solides. Le concept ? Utiliser leurs propriétés uniques dans la fabrication de matériaux pour la construction urbaine. En combinant habilement un concassage mécanique et des traitements chimiques, les chercheurs ont réussi à intégrer les éléments des pales dans des mélanges de ciment et d’asphalte.

Ce procédé a été testé en septembre 2024 sur un tronçon de la route Qingfu à Lanzhou, dans la province du Gansu. Après cinq mois d’usage intensif, le revêtement ne montrait ni fissures ni signes de désagrégation.

Cette démarche a bénéficié du soutien actif d’une entreprise locale spécialisée dans la construction routière. Les chercheurs travaillent maintenant à étendre leur technologie sur des projets de plus grande envergure en collaborant avec des acteurs privés et divers organismes de recherche. Leur but est de développer une méthode fiable et adaptable pour recycler les éoliennes en fin de vie.

Tang Zhicheng garde le moral et voit bien des possibilités pour appliquer cette technique dans d’autres secteurs industriels, contribuant à une bioéconomie circulaire. Il imagine même que ces pales puissent devenir de véritables « ressources minérales urbaines ».

Source : Chinadaily

1 réflexion au sujet de « Et si les vieilles éoliennes valaient de l’or ? La Chine bouleverse les règles du jeu »

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.