Le gaz naturel a repris de la hauteur sur le marché français. D’après les données de marché publiées le 6 novembre par Selectra, le contrat de décembre sur le point d’échange de gaz français (PEG) a clôturé le 5 novembre à 89,18 euros par mégawattheure, soit un rebond de 2,9 % sur la séance. Sur la semaine, l’indicateur reste pourtant en recul de 7,7 %.
Ces deux mouvements illustrent la volatilité des prix de gros : une hausse quotidienne peut survenir au sein d’une tendance hebdomadaire baissière. Le contrat observé porte sur une livraison future, et non sur le tarif immédiatement facturé à un particulier.
Pourquoi les factures ne suivent pas le marché au jour le jour
En France, la Commission de régulation de l’énergie publie chaque mois un prix repère de vente du gaz. Il combine approvisionnement, coûts commerciaux, acheminement et taxes. La formule lisse une partie des cotations passées et ne répercute donc pas instantanément chaque variation du PEG.
Pour novembre 2026, le prix repère moyen atteint 194,90 euros par mégawattheure toutes taxes comprises, contre 182,88 euros en octobre, selon la CRE. Cette augmentation de 6,6 % résulte des cotations antérieures prises en compte dans le calcul, pas du rebond du 5 novembre.
Le prix repère est un indicateur de comparaison et non une offre commerciale obligatoire. Un contrat indexé peut suivre son évolution, tandis qu’une offre à prix fixe répond à d’autres conditions. La CRE évalue à environ 12 euros l’effet moyen de la hausse de novembre sur la facture mensuelle des clients concernés par l’indexation.
Pour comprendre sa propre facture, il faut donc regarder le type de contrat, le prix du kilowattheure et celui de l’abonnement, plutôt que de convertir directement une cotation de marché en tarif domestique. Les prochains prix repères dépendront des périodes de cotation retenues par le régulateur.






