Le litre de SP95-E10 s’est vendu vendredi 4 septembre 2026 à 2,090 euros en moyenne, selon un calcul de l’AFP réalisé sur la base de 7 452 stations-service. Un niveau jamais atteint depuis le déclenchement de la guerre en Iran, fin février 2026, confirme Le Parisien.
Cette essence, la plus consommée par les Français, affiche une hausse de 2,78 % par rapport à il y a une semaine. L’augmentation est bien plus marquée : le litre coûte désormais 21,52 % de plus qu’au 27 février 2026, veille des premières frappes israélo-américaines.
Le SP95-E10 a repassé la barre symbolique des deux euros dès la mi-août 2026, porté par un rebond des cours du pétrole engagé depuis plusieurs semaines. Il s’approche désormais des records de juin 2022, quand la guerre en Ukraine avait fait grimper le SP95 au-delà de 2,10 euros.
Le gazole grimpe aussi, sans battre son record d’avril
Le gazole, carburant le plus consommé en France, s’est négocié à 2,259 euros le litre vendredi, en moyenne sur plus de 9 644 stations. Il gagne 1,34 % en une semaine, soit 0,030 euro, et affiche une hausse de 31,3 % depuis fin février. Il reste toutefois en deçà de son record d’avril 2026, où il avait dépassé 2,30 euros.
Le baril de Brent, tombé à près de 70 dollars début juillet, s’est redressé pour s’établir autour de 95 dollars vendredi, dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient. Francis Pousse, président de la branche stations-service du réseau Mobilians, décrit à l’AFP des prix qui « faisaient le yoyo » et qu’il « était très difficile de prévoir ».
Il évoque malgré tout « une tendance à la baisse » et pointe un problème structurel : « on a un souci d’approvisionnement depuis l’arrêt des exportations russes et petit à petit cela a pris de l’ampleur ».
Face à cette flambée, le gouvernement a annoncé jeudi 3 septembre 2026 la reconduction pour deux mois des aides sectorielles, à l’exception des transporteurs. Le guichet du dispositif grands rouleurs, destiné aux ménages modestes, a lui été prolongé d’un mois.
TotalEnergies maintient de son côté son plafonnement des prix, fixé à 1,99 euro le litre sur l’essence et 2,25 euros sur le diesel. Le PDG du groupe a assuré le 29 août 2026 qu’il continuerait tant que le conflit au Moyen-Orient durerait.
Interrogé sur LCI vendredi matin, Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a estimé que les prix touchaient un plafond : « Je pense qu’on est dans les eaux maximales ». Il n’exclut pas une intervention publique si la situation persistait : « Je pense qu’il y a un seuil où les pouvoirs publics seront obligés, si ça durait, si c’était trop fort, de diminuer un peu la taxation des carburants ».






