Pétrole : le secrétaire d’État américain à l’Énergie se rend au Venezuela

Le secrétaire américain de l’Énergie Chris Wright se rend au Venezuela ce 2 septembre pour mettre en œuvre l’accord pétrolier approuvé la veille par l’Assemblée nationale. Chevron annonce l’expansion de ses opérations dans un pays détenant 300 milliards de barils de réserves, avec 17 gisements représentant 65 milliards de barils désormais sous contrôle américain.

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Pétrole : le secrétaire d’État américain à l’Énergie se rend au Venezuela © L'EnerGeek

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, est à Caracas ce 2 septembre 2026 pour mettre en œuvre l’accord pétrolier signé entre les États-Unis et le Venezuela. Cette visite marque le début d’une expansion opérationnelle significative dans ce pays qui détient les plus grandes réserves mondiales de pétrole, avec Chevron en tête pour accroître sa production.

Le potentiel entravé de la production pétrolière vénézuélienne

Le Venezuela produit actuellement 1,2 million de barils de pétrole par jour, bien en deçà de son pic historique de plus de 3 millions de barils quotidiens. Cette baisse résulte de sanctions économiques prolongées, d’un sous-investissement et de difficultés techniques. L’accord approuvé le 1er septembre par l’Assemblée nationale vénézuélienne vise à renverser cette tendance en attirant d’importants investissements américains.

Chris Wright a exprimé son optimisme, affirmant que des années prospères se profilent grâce à ces investissements qui créeront des emplois, stimuleront les salaires et offriront de nouvelles opportunités aux Vénézuéliens. Il prévoit un doublement de la capacité de production dans les années à venir.

Avec environ 300 milliards de barils de réserves prouvées, le Venezuela dépasse l’Arabie saoudite et tous les autres producteurs mondiaux. Ces ressources, principalement situées dans la ceinture pétrolifère de l’Orénoque, restent sous-exploitées. L’accord du 28 août 2026 accorde aux États-Unis le contrôle de 17 gisements représentant 65 milliards de barils, soit environ un cinquième des réserves totales du pays.

Cette prise de contrôle américaine répond également à des considérations géopolitiques. Wright a souligné que cet accord permet de sécuriser des gisements auparavant sous influence chinoise et russe. Donald Trump avait initialement qualifié ce traité de « plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale ».

Chevron : stratégie de production et expansion des opérations

Chevron, présent au Venezuela depuis plus d’un siècle, produit actuellement 270 000 barils par jour d’après les chiffres de juillet 2026. Cette production a augmenté de 30 000 barils depuis janvier, illustrant une reprise progressive des activités. En tant que deuxième plus grand producteur de pétrole aux États-Unis, Chevron bénéficie d’une position de choix dans le pays sud-américain.

Selon un responsable américain anonyme, le secrétaire Wright dirigera une délégation pour des réunions au Venezuela, où Chevron annoncera une expansion de ses opérations. Cet élargissement repose sur la levée complète de l’embargo sur le pétrole brut vénézuélien, abrogé en 2025 après une exception pour Chevron.

L’annonce prévue ce mercredi 2 septembre devrait clarifier les modalités de l’augmentation de la production de Chevron. Le groupe pourrait dévoiler ses investissements dans de nouvelles infrastructures d’extraction et de raffinage, ainsi que le calendrier de leur développement. Les experts du secteur énergétique prévoient un potentiel doublement de la production de Chevron à moyen terme, atteignant plus de 500 000 barils par jour.

Cet élargissement s’inscrit dans une stratégie plus large incluant d’autres acteurs. L’accord prévoit une participation de 35 % dans North American Blue Energy Partners, propriété d’Alejandro Betancourt, permettant de diversifier les opérateurs tout en maintenant un contrôle américain sur les gisements stratégiques.

Impacts de l’accord pétrolier sur la capacité mondiale

Les 17 gisements sous contrôle américain, représentant 65 milliards de barils, constituent une réserve immense équivalente à près de 15 ans de consommation américaine au rythme actuel. Bien que leur exploitation prenne plusieurs années, elle pourrait significativement modifier les équilibres du marché pétrolier mondial.

Dans le contexte géopolitique actuel, cet accord revêt une importance stratégique accrue. Avec le Brent atteignant 95,32 dollars suite à des tensions dans le détroit d’Ormuz, sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement dans l’hémisphère occidental est une priorité pour Washington. Selon les estimations officielles, le Venezuela générerait une richesse de 209 milliards de dollars sur 25 ans grâce à cet accord.

Outre Chevron, d’autres accords devraient être annoncés prochainement pour accroître la capacité de production pétrolière du Venezuela. Des sources gouvernementales mentionnent des partenariats avec d’autres grandes entreprises américaines et des sociétés spécialisées dans l’extraction en eaux profondes.

Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, a ratifié l’accord au nom de l’armée le 1er septembre, garantissant la sécurité des opérations et des infrastructures. Cette approbation militaire facilite le déploiement rapide des équipes techniques et des équipements nécessaires à l’expansion de la production. Les premiers résultats tangibles de cette montée en puissance sont attendus dès le premier trimestre 2027, avec un objectif de production nationale dépassant 2 millions de barils par jour d’ici 2028.

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