La question de l’avenir énergétique mondial fait toujours débat, notamment autour du nucléaire. Les récents événements et rapports montrent que l’industrie nucléaire reste importante, malgré un léger recul. Cet article fait le point sur les réacteurs en service dans le monde, les nouvelles tendances énergétiques et les politiques nationales qui se démarquent.
Où en est le nucléaire aujourd’hui
Au 1er janvier 2026, le monde compte 404 réacteurs nucléaires en service, soit une légère baisse de cinq unités par rapport à l’année précédente, confirme Ouest France. L’industrie reste stable avec une capacité de production de 369 GW, mais elle est en pleine transformation.
On dénombre 66 réacteurs en construction, répartis sur 11 pays, chiffre qui traduit une diminution du nombre de pays impliqués (cinq de moins qu’il y a deux ans).
En 2025, quatre nouveaux réacteurs ont été couplés au réseau : deux en Chine, un en Inde et un en Russie, pour une capacité totale ajoutée de 4,4 GW. Dans le même temps, sept réacteurs ont été arrêtés : trois en Belgique, trois en Russie et un à Taïwan, poussé vers une sortie du nucléaire. Malgré ces mouvements, le solde net de capacité reste positif à +1,5 GW.
Comment les dynamiques internationales font bouger les choses
La Chine tient le rôle central sur le marché énergétique : elle a installé 275 GW de capacité solaire au cours des onze premiers mois de 2025, tandis qu’elle n’a ajouté que 2,5 GW de nouveaux réacteurs nucléaires sur la même période. Ce contraste illustre clairement le virage vers le solaire.
La Russie est décrite comme « très offensive » et se positionne comme un leader mondial de l’exportation de réacteurs, avec 20 tranches en construction à l’étranger (tranches = unités de réacteur).
En Europe, la donne est différente : l’Allemagne poursuit sa sortie accélérée du nucléaire, lancée après l’accident de Fukushima en 2011, et prévoit de nouvelles centrales à gaz pour compenser l’intermittence des renouvelables.
Les nouvelles technos et ce que ça change pour l’économie
Les innovations bousculent le paysage énergétique. Le rapport du « World Nuclear Industry » souligne que l’efficacité des systèmes solaires peut passer de 20 % à 35 %, et rappelle la chute de 99,6 % du prix des modules solaires entre 1976 et 2019. Ces évolutions modifient profondément la donne.
Les batteries jouent un rôle important : leur capacité actuelle est de 365 GWh, ce qui aide à compenser le manque de flexibilité des réseaux électriques. En Allemagne, l’électrification du parc automobile pourrait permettre de couvrir deux jours de consommation nationale (si la recharge est gérée de façon optimale).
En France, EDF se prépare à construire six nouveaux réacteurs EPR 2, poursuivant ainsi son rôle actif dans le secteur. Mais la montée des renouvelables et des systèmes énergétiques flexibles pose la question de la rentabilité économique de ces investissements sur le long terme.






