La centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a été reconnectée au réseau électrique après une interruption de l’alimentation externe le matin du 20 janvier 2026. La coupure, attribuée à des frappes russes, a inquiété vu la sensibilité du site. L’énergie a toutefois été rétablie le même jour, évitant une crise majeure.
Une coupure de courant qui a inquiété
Le matin du 20 janvier 2026, la centrale de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe. Selon les autorités, cette panne faisait suite à des frappes russes, signe d’une escalade des tensions militaires qui touche directement des infrastructures ukrainiennes.
Cette coupure a perturbé la vie quotidienne à Kiev, où des milliers de résidents ont été privés de chauffage et d’électricité, confrontés à une vague de froid cinglante.
M. Serguii Tarakanov, directeur de la centrale, a précisé par communiqué que toutes les installations de Tchernobyl sont alimentées par le Système énergétique unifié de l’Ukraine. Il a également rassuré en assurant qu’il n’y avait « aucune menace pour l’environnement ou la population ».
Retour rapide du courant et suivi international
Dans l’après‑midi du même jour, le courant a été rétabli et le réacteur nucléaire reconnecté au réseau ukrainien, affirme BFMTV. Cette remise en service rapide a permis de stabiliser la situation et d’éviter les problèmes liés à une interruption prolongée de l’alimentation électrique, notamment pour les assemblages de combustibles nucléaires entreposés sur site qui demandent un refroidissement constant.
Ces assemblages, au nombre de 20 000, auraient entraîné un réchauffement progressif de l’eau de remplissage en cas de coupure prolongée ; la restauration rapide du courant a réduit ce risque.
L’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), dirigée par Rafael Grossi, a suivi la situation de près pour évaluer les répercussions possibles sur la sûreté nucléaire. Leur surveillance vise à garantir que les normes internationales de sécurité soient respectées malgré l’instabilité de la région.
Conséquences et lien avec les opérations militaires
Ce n’est pas un incident isolé. Depuis le début du conflit, Tchernobyl a déjà vu sa stabilité menacée à plusieurs reprises : en 2022, la centrale avait été privée d’électricité, et en février 2025 un dôme fissuré a été causé par un drone russe. Ces événements montrent la fragilité des infrastructures vitales en temps de guerre et soulignent les dangers qui pèsent sur la situation en Ukraine actuelle.
Les experts alertent sur ce qui pourrait arriver en cas de perte d’alimentation durable sur un site nucléaire, surtout en période de conflit, où des fissures dans la centrale pourraient aggraver la situation. Sans refroidissement permanent, la température de l’eau des piscines contenant les combustibles pourrait dépasser des niveaux sûrs, même si, dans ce cas précis, il aurait fallu du temps pour atteindre 60 °C.






