Pourquoi la Belgique pourrait reprendre ses 7 réacteurs nucléaires au français Engie alors que le démantèlement avait déjà commencé

La Belgique pourrait redécouvrir le nucléaire d’ici 2026, marquant un tournant historique pour sa politique énergétique.

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Pourquoi la Belgique pourrait reprendre ses 7 réacteurs nucléaires au français Engie alors que le démantèlement avait déjà commencé
Pourquoi la Belgique pourrait reprendre ses 7 réacteurs nucléaires au français Engie alors que le démantèlement avait déjà commencé © L'EnerGeek

Un vent de changement souffle sur le paysage énergétique belge. Engie, le groupe énergétique français, et l’État belge discutent d’un possible transfert des activités nucléaires d’Engie en Belgique, rapporte BFMTV. Une lettre d’intention a été signée, et un accord historique pourrait être conclu d’ici octobre 2026. Ce transfert, s’il se confirme, ramènerait l’État belge à la gestion directe de la production nucléaire afin de sécuriser l’approvisionnement national et de renforcer la souveraineté énergétique sur ses installations.

Bart De Wever met le nucléaire au centre

Au cœur des négociations, le Premier ministre belge Bart De Wever a exprimé son souhait de relancer l’énergie nucléaire. Sur le réseau social X, il a parlé d’une « énergie sûre, abordable et durable » et de la nécessité de réduire la dépendance aux importations fossiles. Cette orientation rompt avec la politique précédente qui visait une sortie progressive du nucléaire. Concrètement, elle viserait l’acquisition des sept réacteurs actuellement exploités par Engie sur les sites de Doel, au nord, et Tihange, à l’est du pays.

Ce que prévoit l’opération et les enjeux à long terme

L’opération envisagée pourrait conférer à l’État belge la responsabilité d’un « écosystème nucléaire complet », incluant non seulement les réacteurs, mais aussi le personnel et les filiales associées. Cette reprise intégrale permettrait à la Belgique d’améliorer sa sécurité d’approvisionnement tout en réduisant ses émissions de carbone, un objectif important pour l’Union européenne face aux tensions sur l’approvisionnement énergétique, notamment en transformant les déchets nucléaires.

Des défis restent à relever : gestion des coûts à long terme, sécurité opérationnelle et stabilité du réseau électrique. La coexistence entre l’énergie nucléaire et la production photovoltaïque peut soulever des problèmes techniques, comme le notent certains experts.

Ce que ça change pour Engie et la Belgique

Pour Engie, céder ces actifs pourrait permettre de se recentrer sur les énergies renouvelables et des infrastructures moins controversées, en accord avec les grandes tendances internationales en matière d’énergie durable. Pour l’État belge, la reprise offrirait une meilleure coordination de la politique énergétique nationale. L’accord potentiel pourrait aussi servir de modèle pour d’autres pays européens qui cherchent des solutions face aux défis de la transition énergétique.

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