Déchets nucléaires transformés en carburant : la révolution de newcleo

Un projet innovant dans l’Aube transforme les déchets nucléaires en énergie, promettant 1 700 emplois et une révolution énergétique.

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Déchets nucléaires transformés en carburant : la révolution de newcleo
Déchets nucléaires transformés en carburant : la révolution de newcleo © L'EnerGeek

L’entreprise franco-italienne newcleo vient d’acheter un terrain dans l’Aube, lançant ainsi une aventure audacieuse dans le secteur nucléaire. Le projet vise à transformer les déchets nucléaires en carburant et pourrait bien changer notre manière de voir et d’utiliser les ressources énergétiques. Cette annonce attire l’attention, tant pour ses retombées environnementales que pour ses possibles répercussions sur l’économie locale.

Un investissement énorme pour une technologie de pointe

Malgré des défis techniques, l’installation sera dédiée à la production de MOX (mélange d’oxydes) composé à 8,5 % de plutonium et 91,5 % d’uranium appauvri. Il s’agira du premier site en Europe à adopter un modèle modulaire, avec trois lignes de production prévues d’ici 2040. Par ailleurs, le projet devrait créer 1 700 emplois directs, dynamisant ainsi l’économie locale. Les travaux devraient débuter dès 2030, marquant une étape majeure pour le secteur nucléaire en Europe.

Un réacteur innovant à Chinon

En parallèle des avancées dans l’Aube, newcleo développe le réacteur LFR-AS-30, installé à Chinon dans l’Indre-et-Loire. Ce réacteur, compact, aura une puissance de 30 MWe. Il produira de l’électricité, fournira des isotopes médicaux et servira de plateforme de recherche. Fonctionnant avec un système de refroidissement au plomb liquide, il utilise des déchets nucléaires recyclés, illustrant ainsi une approche résolument innovante dans le secteur.

Un dialogue transparent avec tous les intéressés

Consciente des interrogations que peut susciter un projet de cette envergure, newcleo a sollicité l’avis de la Commission nationale du débat public (CNDP). Aux côtés de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, une concertation nationale est organisée dans les communes concernées. Laurent Pavard a été nommé président de la commission spéciale en juillet dernier pour superviser ces échanges, qui aborderont des sujets variés comme l’environnement, la sécurité, le logement, la mobilité et l’emploi.

Un soutien politique engagé

Le projet reçoit également l’aval des élus locaux. Philippe Pichery, président du Département de l’Aube, a salué l’initiative en déclarant : « C’est une excellente nouvelle. Notre territoire attire les projets industriels d’avenir. » François Baroin, président de Troyes Champagne Métropole, a qualifié l’initiative de « projet historique ». Pour sa part, Raphaële Lanthiez y voit une « opportunité audacieuse » pour sa communauté.

Une vision tournée vers un futur durable

Stefano Buono, PDG de newcleo, présente ce projet comme un pilier pour une économie circulaire du nucléaire en France. Selon lui, l’avenir du nucléaire peut se construire de manière propre, modulaire et sûre : « La France a tout pour bâtir une vraie économie circulaire du nucléaire. » Il voit là une chance de transformer notre passé énergétique en une ressource utile et de démontrer concrètement qu’un futur énergétique durable est accessible.

1 réflexion au sujet de « Déchets nucléaires transformés en carburant : la révolution de newcleo »

  1. Beaucoup de confusions, et d’optimisme dans cette annonce.
    D’abord parce que les réacteurs dits à neutrons rapides ne sont pas une nouveauté, EDF en a exploité plusieurs, dont Superphénix arrêté pour des raisons purement politiques par Voynet / Jospin (ou plutôt par la ministre Voynet qui a berné le 1er ministre Jospin : cf. articles sur le net).
    Ensuite parce que « l’incinérateur de déchets nucléaires » n’est pas le combustible MOX dont il est question ici, à Chinon, mais un futur réacteur à neutrons rapide de petite taille sur lequel travaille Nucleo, et qui est loin d’être opérationnel. La tendance politique ayant changé, l’entreprise ne subira pas (on l’espère) les mêmes revers des politiques qu’EDF il y a 30 ans.

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