Cette centrale volante chinoise pourrait ringardiser les éoliennes et faire chuter le prix de l’électricité

La Chine révolutionne l’énergie renouvelable avec son dirigeable-turbine S2000, capable de produire de l’électricité à un coût dix fois inférieur !

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Cette centrale volante chinoise pourrait ringardiser les éoliennes et faire chuter le prix de l’électricité
Crédit : ©Tao Mingyang/GT

Le monde des énergies renouvelables pourrait bien être en train de changer de visage. Selon le site Clubic, Beijing Linyi Yunchuan Energy Technology a mené un test concluant avec son dirigeable-turbine S2000, pensé pour capter les vents en haute altitude et produire de l’électricité. Ce concept pourrait modifier la façon dont on génère l’énergie éolienne, en proposant une solution à la fois plus économique et plus verte que les turbines éoliennes terrestres classiques.

La techno derrière le S2000

Le S2000 n’est pas un aéronef comme les autres. Il combine un aérostat gonflé à l’hélium et plusieurs turbines, reliés au sol par des câbles. Le but : exploiter des vents plus forts et plus stables entre 1 500 et 3 000 mètres d’altitude. La plateforme est plutôt audacieuse : 60 mètres de long, 40 mètres de large et autant de haut, pour un volume total de 20 000 m³. Sa forme aérodynamique permet de concentrer et comprimer le flux d’air autour des turbines pour tirer le maximum d’énergie.

Lors d’un essai près de Yibin, dans la province du Sichuan, le S2000 a atteint 2 000 mètres en seulement 30 minutes et a produit 385 kWh d’électricité, injectés directement dans le réseau local. Une démonstration réussie qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère pour la production éolienne à grande échelle.

Le marché et la production

L’entreprise prévoit une production en petites séries de ce dirigeable-turbine. Une base industrielle pour fabriquer des matériaux haute performance est en train d’être montée à Zhoushan, dans la province du Zhejiang, avec une capacité projetée de 200 000 mètres linéaires d’ici 2026, puis 800 000 mètres linéaires d’ici 2028. L’idée est de réduire la dépendance aux matériaux importés et de renforcer la souveraineté technologique chinoise, tout en intégrant des solutions de recyclage des éoliennes.

Les usages possibles sont nombreux, surtout dans des zones sans réseau électrique stable : postes frontaliers, sites militaires isolés et îles éloignées. Dans ces lieux, le S2000 pourrait remplacer des éoliennes vibrantes coûteuses et polluantes, tout en complétant les parcs éoliens déjà en place.

Un futur durable en haute altitude

Par rapport aux éoliennes chinoises, le S2000 présente plusieurs atouts pratiques et environnementaux. Il n’a pas besoin d’un mât de 100 mètres, occupe moins de surface au sol et réduit les répercussions sur l’environnement, notamment en matière de bruit et de préservation des oiseaux. Il répond aussi à certaines limites des éoliennes classiques, comme le bruit et l’emprise foncière. En profitant de l’augmentation du vent avec l’altitude, un point souligné par Weng Hanke, directeur technique de Linyi Yunchuan, qui dit que « le vent augmente au cube de sa vitesse », le S2000 apporte une stabilité et une prévisibilité plus grandes pour l’intégration au réseau.

Avec les coûts de construction des parcs éoliens qui stagnent (en partie à cause du prix des matières premières), cette solution paraît d’autant plus pertinente. L’innovation pourrait aussi faire baisser sensiblement le prix du kilowattheure grâce à la production en altitude, rendant l’énergie éolienne plus accessible.

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