Ces thermostats imposés dès 2027 vont bouleverser votre facture : beaucoup vont tomber de haut

D’ici 2027, tous les logements devront être équipés de thermostats connectés.

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Ces thermostats imposés dès 2027 vont bouleverser votre facture : beaucoup vont tomber de haut
Ces thermostats imposés dès 2027 vont bouleverser votre facture : beaucoup vont tomber de haut | L'EnerGeek

L’annonce récente selon laquelle l’obligation des thermostats connectés deviendraient obligatoires dans les logements à partir de 2027 suscite de vives réactions. S’inscrivant dans une démarche de transition énergétique, la mesure plaît à certains qui y voient une avancée, tandis que d’autres critiquent son caractère arbitraire et sa possible charge financière. Alors que l’on cherche à réduire l’empreinte carbone, cette initiative pose de nombreuses questions sur sa pertinence et ce qu’elle implique pour les ménages français.

Ce qui est prévu et comment ça marche

La mesure prévoit que tous les logements s’équipent de thermostats programmables reliés aux systèmes de chauffage d’ici janvier 2027. Le système repose sur un modèle de thermostat dit « radio », connecté par un récepteur, qui envoie un signal à la chaudière pour réguler la température. Sébastien Moulin, technicien chauffagiste à Limoges, explique à TF1 : « Ce récepteur envoie un contact à la chaudière pour dire à quel moment il faut fonctionner. On peut l’installer sur n’importe quelle chaudière, même les plus anciennes. » Un report pourrait toutefois être envisagé jusqu’en 2030 à la demande de Gérard Larcher, président du Sénat.

Sur le plan technique, ces dispositifs, pouvant être placés dans la pièce principale, promettent une réduction de la consommation énergétique significative. Ils sont conçus pour indiquer la température à atteindre selon les habitudes, offrant ainsi une gestion thermique pièce par pièce. Pour être homologués, ils doivent posséder un capteur de température, ce qui exclut les vannes graduées classiques.

Ce que ça coûte et comment ça se finance

Le coût d’installation varie beaucoup selon le modèle. Un thermostat simple sans installation coûte environ 50 €, tandis que les modèles avec application mobile peuvent grimper à plusieurs centaines d’euros. Selon Martial Ricard de Leroy Merlin à Limoges, interrogé par TF1, le prix unitaire des têtes nécessaires à la régulation est de 39,90 € la tête. Cependant, le coût d’un modèle courant, installation incluse, peut atteindre 300 €. L’amortissement est annoncé entre 2 à 3 ans grâce aux économies potentielles sur la facture de chauffage, pouvant aller jusqu’à 15% selon les fabricants.

Les critiques fusent

La mise en œuvre de cette mesure ne fait pas l’unanimité. Des personnalités publiques, telles que François Lenglet et Bruno Retailleau, ont exprimé des critiques virulentes. François Lenglet qualifie cette obligation d’« idée complètement saugrenue », estimant que la hausse des factures d’énergie suffit déjà à pousser les ménages à surveiller leur consommation. Il invite l’État à se concentrer sur des sujets plus urgents comme le renouvellement des centrales nucléaires. Marine Le Pen, de son côté, dénonce cette mesure comme « une charge financière supplémentaire pour les propriétaires » et demande sa suppression.

En réponse aux critiques, Sébastien Moulin propose une utilisation réfléchie du système : « Si on part travailler le lundi ou vendredi, on peut faire juste une montée en température le matin et revenir en température le soir, en ayant un abaissement la journée quand on est au travail. » Cette façon de gérer vise à garder une température confortable tout en limitant la consommation.

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