Le 7 juin 2023, un décret majeur, numéro 2024-444, a été promulgué pour revoir la manière dont les foyers français utilisent leur énergie, rappelle Maison et Travaux. Publié officiellement le 17 novembre 2025, ce texte législatif incite les habitants à réduire leur usage de chauffage, vu que le secteur du logement représente 44 % de la consommation d’énergie en France et contribue à hauteur de 23 % aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Cette mesure s’inscrit dans le mouvement visant à favoriser de réelles économies d’énergie et à promouvoir une transition énergétique.
Ce que prévoit le décret et ses retombées financières
Le décret impose notamment l’installation d’un thermostat dans toutes les habitations, même dans les logements anciens, avant 2027. En plus, il faut mettre en place un système de régulation automatique de la température par pièce avec un intervalle horaire minimum. Pour les radiateurs à eau, on peut utiliser des têtes thermostatiques à condition que la programmation soit précise. Quant aux radiateurs électriques, chaque pièce ou zone de chauffe devra disposer de son propre thermostat.
Les ménages ont donc jusqu’à 2027 pour se mettre en conformité avec ces nouvelles normes, avec la possibilité de réduire la consommation de chauffage d’environ 15 %. Concrètement, cela pourrait représenter des économies annuelles pouvant atteindre jusqu’à 270 € sur une facture d’électricité typique de 1 800 € et jusqu’à 210 € sur une facture annuelle de gaz de 1 400 €.
Les nouvelles technologies pour gérer futée le chauffage
Les thermostats acceptés par la réglementation ne doivent pas se limiter à un simple réglage manuel. On attend d’eux qu’ils soient programmables, connectés ou intelligents. Les modèles classiques permettent une gestion adaptée aux horaires et aux saisons, tandis que les versions connectées offrent la possibilité d’un contrôle à distance via wifi et application mobile. Les thermostats intelligents, quant à eux, s’ajustent automatiquement en fonction de la météo et du nombre de personnes présentes dans la pièce, ce qui s’inscrit dans la réforme du diagnostic de performance énergétique.
Cette initiative concerne tous les bâtiments résidentiels ou tertiaires, qu’ils soient individuels ou en copropriété, même ceux équipés d’un chauffage collectif ancien, dans le cadre de l’amélioration de la classification énergétique. Les bâtiments neufs déjà soumis aux normes RE 2020 doivent aussi se conformer à ces règles. Néanmoins, certaines installations, comme les poêles à bûches, sont exemptées, tout comme celles pour lesquelles l’ajout de thermostats se révèle techniquement ou financièrement trop compliqué.






