Gaz à effet de serre : les émissions de la Chine n’augmentent plus

Alors que la COP 30 se déroule en ce moment au Brésil, les émissions de gaz à effet de serre de la Chine semblent avoir atteint un plafond.

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Bonne nouvelle pour la planète. Les émissions de gaz à effet de serre de la Chine n’augmentent plus depuis plusieurs mois. Pourtant, elles sont toujours à des seuils très élevés.


Les émissions de gaz à effet de serre de la Chine ne progressent plus


En novembre 2025, la Chine confirme une tendance historique : ses émissions de gaz à effet de serre poursuivent leur baisse. Selon le média spécialisé Carbon Brief, le pays, premier émetteur mondial, semble avoir atteint le pic de ses émissions dès 2024. Une évolution majeure dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Depuis un an et demi, la Chine connaît une inflexion inédite dans son modèle énergétique. De fait, les émissions du pays n’augmentent plus depuis dix-huit mois. Une stagnation, puis une diminution, qui marquent une rupture par rapport aux décennies précédentes de croissance carbonée.


Les experts du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) estiment que la Chine a enregistré douze mois consécutifs de baisse des émissions de CO₂ jusqu’en mai 2025. D’après leur rapport, la réduction annuelle pourrait atteindre 1,5 % d’ici la fin de l’année si la tendance se poursuit. Cette évolution coïncide avec un ralentissement industriel général, en particulier dans le secteur immobilier, pilier historique de la croissance chinoise. « La contraction de la construction et de l’acier a mécaniquement réduit la demande énergétique », souligne le CREA. Toutefois, cette baisse ne découle pas uniquement d’un ralentissement économique : elle s’appuie sur une réorientation profonde de la production énergétique nationale.


L’essor spectaculaire des énergies renouvelables


La transition énergétique chinoise se manifeste d’abord par une expansion sans précédent de la production d’électricité décarbonée. Selon les données, la capacité solaire installée du pays dépasse désormais 1 000 gigawatts (GW), soit davantage que la capacité totale de production électrique de l’Union européenne. Parallèlement, la puissance éolienne atteint près de 450 GW, et la production hydroélectrique connaît une hausse de 14 % sur un an, soutenue par une pluviométrie favorable. Ainsi, ces performances traduisent sa montée en puissance dans ce domaine.


Le gouvernement chinois investit également massivement dans les batteries stationnaires et les réseaux intelligents. En 2025, la Chine concentre plus de 70 % de la fabrication mondiale de panneaux solaires et de batteries lithium-ion. Ces investissements contribuent à réduire la part du charbon dans le mix énergétique : celle-ci serait passée sous les 55 %, contre plus de 65 % en 2020, selon les chiffres du CREA. Autre enjeu : les voitures électriques se développent de manière exponentielle en Chine. Conséquence directe : une baisse de 5 % des émissions dans le secteur des transports, d’après le média Carbon Brief.


Toutefois, les analystes invitent à la prudence. Les épisodes de sécheresse, la reprise industrielle ou les tensions géopolitiques pourraient inverser la tendance à court terme. L’équation chinoise reste donc complexe : conjuguer stabilité économique et transition écologique rapide.

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