On assiste à une véritable révolution numérique où, paradoxalement, nos smartphones – jadis synonymes de modernité – pourraient bientôt tirer leur révérence. Des grands noms comme Elon Musk et Mark Zuckerberg n’y croient pas moins, et le fait que les ventes mondiales de smartphones aient chuté de 11 % entre 2022 et 2023 le montre bien. La petite reprise en 2024 n’a pas réussi à renverser la tendance à la baisse, et de nouvelles technologies semblent en train de redéfinir notre palette d’appareils.
L’essor de l’assistant vocal et de l’intelligence artificielle
Les assistants vocaux et l’intelligence artificielle s’annoncent comme les nouveaux grands acteurs de cette métamorphose, bien que les dangers de l’intelligence artificielle ne doivent pas être négligés. OpenAI travaille d’arrache-pied sur des modèles d’IA qui rendent les interactions vocales bien plus naturelles, tandis que des avancées en robotique continuent de transformer notre environnement technologique. Pendant ce temps, Qualcomm a mis au point des puces spécifiques, baptisées « always on voice », qui permettent une interaction continue et fluide avec les appareils.
Prenons l’exemple du Rabbit R1, lancé aux États-Unis en janvier 2024. Cet appareil utilise un modèle d’action à grande échelle (LAM) qui montre tout le potentiel de ces technologies vocales pour changer notre manière d’échanger avec le numérique.
Lunettes connectées : une immersion en réalité augmentée
Les lunettes connectées marquent aussi une avancée notable dans le secteur, tout comme les écrans virtuels qui redéfinissent notre manière de consommer les médias. La collaboration entre Meta et Ray-Ban a permis de lancer les Meta AI Glasses – disponibles dès 329 euros – qui intègrent des fonctions intelligentes directement sur notre champ visuel.
Il existe aussi les Myvu d’Imiki, qui coûtent 599 euros et qui projettent diverses informations sur leurs verres. Par ailleurs, Meta a présenté les lunettes Orion, équipées d’un affichage holographique avancé et contrôlées par de subtils micromouvements, même si leur fabrication revient à environ 9 000 euros.
Interfaces gestuelles et technologie radar
Google innove avec sa technologie Soli qui permet d’interagir avec les appareils via des gestes détectés par ondes radar. Bien qu’elle ait brièvement été proposée sur le Google Pixel 4 en 2019, cette approche rencontre encore des défis, comme différencier les gestes volontaires des mouvements accidentels (selon Arthur Sluÿters).
Objets connectés pour le suivi santé
Dans le domaine de la santé et du bien-être, on observe l’apparition d’objets connectés comme des bagues et des bracelets permettant de mesurer une foule d’indicateurs. La bague Oura, par exemple, est proposée autour de 300 euros, tandis que le bracelet Whoop est disponible sur abonnement à 30 euros par mois et offre un suivi détaillé de la fréquence cardiaque, du sommeil et même de l’oxygénation du sang.
Applications cuisine intelligente
Les applis comme Frigo Magic et Marmiton utilisent désormais la réalité augmentée pour suggérer des recettes en fonction des ingrédients que vous avez sous la main. Dans un futur proche, des lunettes connectées pourraient même analyser le contenu du frigo pour vous proposer automatiquement des idées de plats adaptés.
Polyvalence persistante des smartphones
Même avec toutes ces innovations prometteuses, les smartphones gardent leur statut d’outils polyvalents, utilisés pour tout, depuis la communication basique jusqu’aux expériences numériques les plus immersives. Ils restent également indispensables pour le traitement des données provenant des objets connectés.
Vie privée et surveillance : un équilibre précaire
Mais derrière ces progrès se cachent des inquiétudes quant à la protection des données et la surveillance. La gestion opaque des données inquiète beaucoup d’utilisateurs qui se voient souvent contraints de choisir entre garder leur intimité et bénéficier de services améliorés.







Sinon on peut gentillement leur dire de se carrer leurs périphériques d’abrutissement généralisé là ou le soleil ne brille pas ^^ J’ai arrêté les réseaux sociaux il y a plus de 5 ans, plus aucun compte nul part hormis mon compte google « poubelle » pour mes mails et YT.. Plus de notifications, plus de sollicitations permanentes, plus de publicité invasive, je régule mes données personnelles et mon temps de cerveau disponible, je ne claque pas un SMIC dans un périphérique qui sera dépassé dans 6 mois et je ne fais pas de bénévolat pour entrainer les moteurs d’IA.. et franchement la vie est belle 🙂