EDF enregistre des bénéfices record en 2024

EDF enregistre des bénéfices record en 2024. De bon augure après des années difficiles depuis la crise du Covid.

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EDF enregistre des bénéfices record en 2024 | L'EnerGeek

L’énergéticien français vient de publier ses résultats financiers pour l’année 2024. Malgré la baisse du prix de l’électricité, EDF réalise une année 2024 record en termes de bénéfices.


EDF, des bénéfices record en 2024


EDF enregistre en 2024 un bénéfice record de 11,4 milliards d’euros, porté par une production nucléaire et hydraulique en forte hausse, malgré un repli des prix de l’électricité sur les marchés. Ce résultat, présenté par le PDG Luc Rémont comme une « performance opérationnelle et commerciale excellente », illustre la capacité du groupe à redresser ses activités après plusieurs années marquées par des difficultés majeures.


En 2023, EDF avait amorcé un retour à la normale en augmentant sa production d’électricité nucléaire après la vague de fermetures et de ralentissements provoquée par la découverte de fissures dans plusieurs réacteurs. En 2024, cette dynamique se confirme avec une amélioration significative de la disponibilité du parc nucléaire français, permettant au groupe de retrouver des niveaux de production plus conformes aux attentes. Parallèlement, la production hydraulique bénéficie de conditions météorologiques plus favorables, notamment pour les barrages. Toutefois, le chiffre d’affaires du groupe affiche un recul de 15,7 %, à 118,7 milliards d’euros.


Une dette colossale et des défis stratégiques pour 2025


Si ces résultats financiers soulignent la solidité du groupe, EDF reste confronté à une dette massive de 54,3 milliards d’euros, un fardeau qui, bien que stabilisé en 2024, continue de limiter ses marges de manœuvre. Le redressement financier du groupe ne saurait donc masquer les défis qui s’annoncent pour 2025, à commencer par la poursuite des discussions avec l’État sur le financement du programme des six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2. Le calendrier et le coût de ce projet ont été repoussés de plusieurs mois, ce qui retarde la mise en œuvre de cette relance nucléaire voulue par le gouvernement.


Par ailleurs, EDF doit composer avec des difficultés sur le marché international, notamment aux États-Unis, où l’éolien offshore subit un net ralentissement. Le groupe a ainsi enregistré une dépréciation de 900 millions d’euros liée au projet Atlantic Shores, développé en partenariat avec Shell, après que l’administration Trump a décidé de geler les permis d’exploitation.

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