Le lancement historique de Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, a récemment fait les gros titres pour des raisons inattendues. Emily Calandrelli, ingénieure du MIT et présentatrice de télévision connue sous le nom de « Space Gal », a vécu un moment extraordinaire en devenant la 100e femme à voyager dans l’espace. Néanmoins, ce qui aurait dû être une célébration de l’exploration spatiale et de l’égalité des genres s’est rapidement transformé en une controverse en ligne.
Une expérience spatiale unique ternie par la controverse
Emily Calandrelli faisait partie des six « touristes spatiaux » à bord du neuvième vol d’essai habité du vaisseau New Shepherd de Blue Origin. Son expérience, qu’elle a comparée à la naissance de ses enfants, a été capturée dans une vidéo partagée par Blue Origin sur les réseaux sociaux. Malheureusement, ce moment de joie pure a été rapidement éclipsé par une vague de commentaires déplacés et sexistes.
La vidéo montrait Calandrelli s’extasiant devant la vue de la Terre depuis l’espace : « Je ne m’attendais pas à voir autant d’espace, et je n’arrêtais pas de dire : c’est notre planète ! C’est notre planète ! C’était le même sentiment que j’ai eu quand mes enfants sont nés, et je me suis dit : ‘C’est mon bébé !' » Cette comparaison émouvante entre l’exploration spatiale et la maternité a malheureusement été détournée par certains internautes peu scrupuleux.
Réactions et conséquences de la polémique
Face à l’afflux de commentaires inappropriés, Blue Origin a pris la décision de supprimer entièrement la vidéo. Cette action, bien qu’intentionnée pour protéger Calandrelli, a soulevé des questions sur la manière de gérer le harcèlement en ligne tout en célébrant les réussites des femmes dans le domaine spatial.
La controverse a profondément affecté Calandrelli, qui a partagé son expérience sur Instagram. Elle a décrit son vol comme « l’expérience la plus parfaite, merveilleuse et réalisant un rêve de ma vie », tout en exprimant sa tristesse face aux réactions négatives. Malgré cela, elle a reçu un soutien notable de la communauté spatiale et de ses admirateurs.
Voici quelques réactions notables de soutien :
- Kellie Gerardi, astronaute : « Nous t’aimons !!! De là-haut, ils étaient vraiment les plus petits hommes qui aient jamais vécu. »
- Joan Marie, ingénieure spatiale : « Tu as fait ça pour les jeunes filles, les femmes, et franchement pour tous ceux qui ont un rêve vers lequel ils travaillent. »
- Amanda Nguyen, future première femme vietnamienne dans l’espace : « La joie est la forme la plus radicale de rébellion. Nous t’aimons ! Tu as fait avancer l’histoire pour toutes les femmes. »
Impact sur l’avenir de l’exploration spatiale féminine
Cette controverse soulève des questions importantes sur la place des femmes dans l’exploration spatiale et les défis auxquels elles sont confrontées. Alors que l’internet spatial par laser devient une réalité, il est essentiel de s’assurer que les progrès technologiques s’accompagnent d’avancées sociales.
Le tableau ci-dessous illustre l’évolution de la participation des femmes dans les missions spatiales :
| Décennie | Nombre de femmes dans l’espace | Pourcentage du total des astronautes |
|---|---|---|
| 1960-1970 | 1 | 2% |
| 1980-1990 | 15 | 8% |
| 2000-2010 | 42 | 15% |
| 2010-2020 | 31 | 22% |
| 2020-présent | 11 (incluant Calandrelli) | 30% |
Malgré les défis, l’incident Calandrelli pourrait servir de catalyseur pour un changement positif. Il met en lumière la nécessité de créer un environnement plus inclusif et respectueux dans le domaine spatial, tout en célébrant les réalisations des femmes astronautes.
La détermination de Calandrelli, exprimée dans son message aux détracteurs, résonne comme un appel à l’action : « Je refuse de donner beaucoup de temps aux petits hommes sur Internet. Je ressens les expériences dans mon âme. C’est un trait que j’ai hérité de mon père. Nous ressentons chaque émotion profondément et c’est une belle façon de vivre la vie. Cette joie est tatouée sur mon cœur. » Ces paroles inspirantes pourraient bien marquer un tournant dans la perception et le traitement des femmes dans l’industrie spatiale.







Eh bien évidemment que des commentaires provenant des usa, je suppose ! Je pense que ça vient du pays et de la majorité des habitants qui ne sont même pas foutu de savoir où se trouve même l’air mais sur une carte!
Je considère que cette controverse ne soulève pas de questions importantes sur la place des femmes dans l’exploration spatiale, mais plutôt sur les esprits bornés sans aucune ouverture sur la vision de la beauté de la vie qui s’offre à nous. Ce n’est pas donné à tout le monde de voir notre planète à partir de l’espace. C’est du jamais vu, c’est une première et c’est un Wow indescriptif. Ça aurait pu être un homme, un père de famille qui aurait eu la même réaction en des termes semblables! Est-ce que la critique aurait été la même? Que l’on soit homme ou femme, quand on a un nouveau né devant nous, on le regarde avec émerveillement, comme un moment unique et magique. Pour moi c’est ce qu’ Emily Calandrelli a vécu dans l’espace tout simplement… Alors cette video devrait être remise sur la route pour que ceux et celles qui critiquent sans comprendre puissent se faire le cadeau d’avoir un esprit ouvert avec empathie…
Honte aux haters, et honte à Blue Origin d’avoir donné raison à ces haters et d’avoir supprimé ce magnifique message de joie et de partage.
Bravo Mme Emily Calandrelli.
J’aimerai bien voir votre vidéo que je partagerai volontiers également.
Je trouve que c’est tristement ironique et profondement injuste que ce soit la vidéo de cette femme qui soit retirée plutôt que ce torrent de messages de haine. Les comptes impliqués auraient dû être signalés et supprimés.
Mais je suppose que le réseau concerné était X, connu pour son ouverture aux personnages plus plus que douteux.
Qu’une femme fut la première dans l’espace ne m’aurait pas apostrophé, mais que la centième dise que cet état de fait lui fasse considérer la vision de la Terre comme son bébé me consterne. Pourquoi vouloir opposer hommes et femmes alors qu’ils ne sont rien l’un sans l’autre !