L’accord commercial entre l’Union Européenne (UE) et le Mercosur, malgré plus de cinq ans de renégociations et une signature début décembre 2024 de la part de la Commission européenne, continue de susciter de vives inquiétudes. Ce texte, qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux blocs, est critiqué pour son impact potentiellement dévastateur sur le secteur européen de l’éthanol, les agriculteurs, et la souveraineté énergétique et alimentaire de l’UE.
Un impact économique désastreux pour le secteur de l’éthanol européen
Le secteur de l’éthanol, particulièrement celui du bioéthanol-carburant, constitue un pilier de la transition énergétique européenne. Comme l’explique un communiqué de presse de Bioéthanol France diffusé le 6 décembre 2024 à la suite de la signature, l’accord avec le Mercosur prévoit l’ouverture d’une part du marché européen à l’éthanol en provenance des pays sud-américains, notamment le Brésil, principal producteur mondial.
- Un marché fragilisé : L’UE a consenti à des concessions tarifaires qui permettent aux producteurs du Mercosur d’accéder à des quotas significatifs. Ces volumes, qui représentent 12 % de la production européenne actuelle, affaiblissent les investissements européens dans les bioraffineries. Ces dernières produisent non seulement du bioéthanol, mais également des coproduits essentiels tels que des protéines pour l’alimentation animale.
- Incohérence stratégique : Après avoir promu massivement les investissements dans le bioéthanol dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables de 2009, l’UE semble revenir sur ses objectifs. Ces retournements affaiblissent la confiance des acteurs industriels et freinent les dynamiques d’innovation et de croissance.
Un préjudice majeur pour l’agriculture européenne
En outre, l’accord menace directement les agriculteurs européens, qui fournissent les matières premières nécessaires à la production d’éthanol agricole, telles que la betterave, le blé et le maïs.
- La France en première ligne : Avec 20 % de la production européenne d’éthanol agricole, la France subirait un impact disproportionné. Les synergies agricoles, notamment avec les sucreries et amidonneries, seraient compromises, mettant en péril des milliers d’emplois en zones rurales.
- Concurrence déloyale : Les producteurs européens sont soumis à des normes environnementales et sociales strictes, ce qui n’est pas le cas de leurs homologues du Mercosur. Cette asymétrie crée une concurrence déloyale, favorisant les importations moins chères mais souvent moins durables.
Menaces sur la souveraineté énergétique et alimentaire de l’UE
L’accord ne se contente pas d’affecter un secteur industriel ou agricole spécifique : il touche à des enjeux fondamentaux de souveraineté, souligne Bioéthanol France.
- Indépendance énergétique : L’éthanol constitue une alternative renouvelable aux carburants fossiles. En réduisant les incitations à la production locale, l’UE accroît sa dépendance vis-à-vis de sources externes, fragilisant ainsi sa sécurité énergétique.
- Sécurité alimentaire : En déstabilisant les chaînes de valeur locales, l’accord affaiblit également la capacité de l’UE à produire des aliments et des protéines animales de manière autonome. Ces vulnérabilités pourraient s’aggraver dans un contexte de crise géopolitique ou climatique.
4. Une remise en cause de la stratégie européenne d’autonomie stratégique
L’UE s’est engagée à renforcer son autonomie stratégique, notamment dans les domaines industriels et agricoles. Cet accord semble aller à contre-courant de ces objectifs.
- Décarbonation menacée : Les secteurs de l’aviation, du transport maritime et de l’industrie chimique comptent sur le bioéthanol pour réduire leur empreinte carbone. L’ouverture du marché européen risque de limiter les capacités de production locale nécessaires à ces efforts.
- Alignement incohérent avec le Green Deal : L’accord est perçu comme incompatible avec les ambitions climatiques de l’UE, qui nécessitent une production locale durable et des chaînes d’approvisionnement résilientes.
Recommandations : Une position ferme de la France
Face aux menaces que représente cet accord, il est essentiel que la France continue de défendre une position ferme :
- Minorité de blocage : La France devrait s’efforcer de constituer une coalition au sein du Conseil européen pour empêcher la ratification de cet accord en l’état.
- Exigences de révision : Toute ouverture du marché européen devrait être conditionnée à des garanties strictes en matière de durabilité, de réciprocité commerciale, et de respect des normes sociales et environnementales.
L’accord UE-Mercosur, tel qu’il est conçu, présente des risques significatifs pour l’économie européenne, en particulier pour le secteur de l’éthanol et l’agriculture. Il va à l’encontre des ambitions stratégiques de l’UE en matière d’autonomie et de durabilité. Pour préserver ses intérêts économiques, sociaux et environnementaux, l’Union doit impérativement revoir les termes de cet accord ou envisager son rejet pur et simple.





Bon , pas d’affolement, l’éthanol pose de gros problémes aux moteurs qui en sont équipés. Avec des injecteurs et des bougies qu’il faut changer rapidement…. Ford pourrait s’exprimer sur ce sujet qui concerne ses modèles phares, à la mode E 85 . Mais , n’en fait rien….Des voitures qui s’arrêtent mais ne redémarrent pas… A partir d’un kilométrage modeste . Solution proposée : changer les injecteurs et les bougies et repasser , provisoirement, à l’essence 98 où 95 …En clair , encore une grosse daube, comme les puretech essence et les diesel adblue… Que des catastrophes techniques, dues aux normes iniques pseudo environnementales des états et de la CCE où règne le fascisme écologiste. CQFD .
140000kms au compteur, changer 2 fois les bougies, et rien d’autre. Vive l’ethanol. Moins de pollution et 1400€ d’économies. Pedro, tu n’y connais rien !
Pedro, ça fait au moins 15 ans que mes voitures tournent à l’ethanol, J’ai grillé une pompe à essence sur une voiture de 210000kms de 1995… jamais changé d’injecteurs ou quoi que ce soit d’autre. Si la conversion est bien faite, je ne parle pas des boîtiers homologués, il n’y a aucun problème, hormis un démarrage à froid qui prendra 3 ou 4 secondes au lieu d’une…
Meme réponse a Pedro, j’ ai acheté une voiture neuve de marque japonaise que j’ai monté a l’éthanol des le départ.. (avec boîtier et carte grise homologués) jamais eu aucun problème et meme pas changé bougies ou autres organes a 140 000 km…ça donne de quoi réfléchir quand aux constructeurs européens..
Voilà enfin une preuve incontestable : la commission UE travaille pour des puissances prédatrices. Des scandales de corruption de députés par des puissances hors UE ont eu lieu sans enquêtes approfondies.vproduits Ukrainiens, gaz américain, marchés publics ouverts à la concurrence internationale ( impensable ailleurs!! marchés réservés aux entreprises nationales).
Maintenant c’est le Mercosur. aucune pitié pour le secteur agricole UE !!! Malgré les pleurs des agriculteurs.
Conséquences sur les votes: Roumanie, France etc, les peuples votent ceux qui peuvent les écouter. Même s’il viennent des ténèbres.