Éolien : le projet d’Argenteuil-sur-Armançon enterré par le Conseil d’État

Le parc éolien d’Argenteuil-sur-Armançon débouté par la justice. Le Conseil d’État enterre le projet.

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Éolien : le projet d’Argenteuil-sur-Armançon enterré par le Conseil d’État | L'EnerGeek

Il n’y aura pas de parc éolien à Argenteuil-sur-Armançon. Le Conseil d’État, la plus haute juridiction française, vient de rejeter le projet. Une victoire pour les opposants et un échec important pour les soutiens du projet.


Le parc éolien d’Argenteuil-sur-Armançon ne verra pas le jour


Le Conseil d’État confirme le rejet du projet de parc éolien à Argenteuil-sur-Armançon. De fait, cette décision marque la fin d’une bataille juridique entamée il y a cinq ans. Ce projet, porté par la société Parc Éolien d’Argenteuil, prévoyait l’installation de sept éoliennes et d’un poste de livraison sur cette commune de l’Yonne, en Bourgogne-Franche-Comté. Mais finalement, il n’en sera rien.


L’initiative avait d’abord été refusée par le préfet de l’Yonne en octobre 2019. La faute aux incidences paysagères. En clair, le projet dénaturait trop les environs comparé au gain pour la population. En effet, le projet se situait à seulement cinq kilomètres du château d’Ancy-le-Franc, monument historique de la Renaissance italienne, suscitant des craintes de « saturation visuelle » dans cette région déjà parsemée d’éoliennes. Dans un rayon de 20 kilomètres autour de la zone visée, plus de 100 aérogénérateurs existaient déjà ou avaient été autorisés.


La société à l’origine du projet avait tenté de faire valoir que l’emplacement choisi était un terrain agricole et qu’il était déjà partiellement aménagé par la présence d’autres parcs éoliens. Cependant, cette argumentation n’a pas réussi à convaincre la cour administrative d’appel de Lyon, qui a émis un avis défavorable en janvier 2024, suivi par le Conseil d’État.


Enjeux paysagers et sociaux


Le projet éolien, bien que techniquement cohérent selon ses promoteurs, a heurté des sensibilités locales liées à la protection du patrimoine et à l’aménagement paysager. La proximité du château d’Ancy-le-Franc, classé monument historique, a été un point de friction majeur.


Le rejet définitif par le Conseil d’État valide la préservation des critères de protection du patrimoine visuel et architectural. D’un côté, les défenseurs du projet dénoncent des freins injustifiés à la transition énergétique, tandis que les défenseurs du patrimoine voient cette décision comme une victoire nécessaire pour préserver l’identité culturelle et paysagère de la région.

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