New Areva change de nom et devient Orano

New Areva change de nom et devient Orano

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Après Areva NP, l’ancienne branche réacteur d’Areva rebaptisée Framatome depuis son passage aux mains d’EDF en début d’année, c’est au tour de New Areva de faire peau neuve en devenant Orano. Le groupe, recentré sur les activités d’extraction et de traitement du combustible (de l’extraction de l’uranium dans les mines au démantèlement des centrales), a officialisé mardi 23 janvier 2018, son changement d’identité et présenté cette évolution comme le signe d’un nouveau départ.

Un nouveau nom pour « un nouveau départ »

Plus d’une année après la signature des premiers accords de cession relatifs au plan de restructuration du groupe Areva, New Areva, rebaptisé temporairement NewCo le temps de la procédure, prend son envol et concrétise par son changement d’identité la scission opérée avec les autres activités du groupe. Victime d’un contexte international tendu ces dernières années, le groupe Areva faisait l’objet depuis plusieurs mois maintenant d’un plan de sauvetage orchestré par le gouvernement français et destiné à scinder ses activités en trois entités bien distinctes, chacune, recentrée sur des missions particulières (Areva SA, Areva NP devenue Framatome et New Areva, rebaptisée aujourd’hui Orano).

Alors que le groupe EDF, repreneur majoritaire d’Areva NP, officialisait dès le 31 décembre dernier l’acquisition d’une participation de 75,5% au capital de « New NP » (lui conférant le contrôle exclusif de cette entité), ainsi que le retour à son nom d’origine « Framatome », New Areva a lui aussi décidé de se démarquer pour mieux repartir de l’avant. « Orano symbolise un nouveau départ. Un nouveau départ pour lequel nous nous sommes mis en ordre de marche depuis maintenant plusieurs années. Nous avons mis en place une nouvelle organisation, un nouveau projet d’entreprise, un nouveau plan d’actions stratégique, un nouveau contrat social. Cette identité en découle naturellement », expliquait ce matin en conférence de presse le Président directeur général du groupe Philippe Knoche.

Le combustible nucléaire au cœur du projet d’Orano

Construit sur les racines étymologiques « d’uranium » (Ouranos en grec), cette nouvelle identité a pour but d’attirer l’attention sur le cœur de métier du géant industriel français et sa spécialisation au fil des ans dans tout ce qui touche de près ou de loin au combustible nucléaire. L’extraction du combustible et son transport, l’approvisionnement des centrales ou la gestion des combustibles usés, toutes les étapes du cycle de vie du combustible en amont et en aval de la production d’électricité sont ici concernées. Le groupe Orano proposera en effet, comme New Areva avant lui, « des produits, technologies et services pour l’ensemble du cycle du combustible nucléaire, des matières premières au traitement des déchets », et couvrira aussi bien les mines que la conversion et l’enrichissement de l’uranium, le recyclage des combustibles usés, la logistique nucléaire, le démantèlement et services et l’ingénierie.

« Ce nom symbolise notre conviction : le nucléaire a de l’avenir car c’est une énergie bas carbone, compétitive et créatrice d’emplois. Orano a toutes les cartes en main pour y jouer un rôle clé. Car nous portons pour Orano une ambition forte, celle d’être l’acteur de référence de la production et du recyclage des matières nucléaires, de la gestion des déchets et du démantèlement dans les dix prochaines années. J’ai entièrement confiance en notre capacité à donner toute sa valeur au nucléaire », a poursuivi Philippe Knoche.

Il faut dire qu’Orano bénéficiera pour commencer de l’expertise du groupe Areva dans ces secteurs de pointe. Outre les activités et conversion-enrichissement dans lesquelles New Arera était déjà un des leaders du marché, le Français est d’ores et déjà reconnu pour sa technologie et son expertise dans le domaine du recyclage et dans le traitement des combustibles usés. Orano a également une expertise forte dans le démantèlement, un secteur en plein développement du fait de nombre croissant de réacteurs nucléaires à démanteler dans les années à venir. Le groupe, qui rassemble plus de 16 000 salariés à travers le monde (pour un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros) a d’ailleurs déjà un carnet de commandes bien rempli représentant l’équivalent de près de huit années de chiffre d’affaires.

Les ambitions d’Orano à l’international

Bien implanté à l’international (qui représente déjà près de 60% de son chiffre d’affaires), Orano n’entend pas pour autant s’arrêter en si bon chemin et entend devenir l’acteur de référence sur ses métiers. Le géant français affiche de fortes ambitions en Asie, où il espère accroître son chiffre d’affaires en atteignant 30% de son CA sur ce continent en 2020. « Notre implantation internationale, avec des partenariats solides, va nous permettre d’être un acteur de référence du développement de l’industrie nucléaire. Nous sommes historiquement bien positionnés en Asie pour prendre des parts de marché, notamment en Chine qui portera 50% de la croissance du nucléaire mondial d’ici à 2030 », a précisé Philippe Knoche.

Présent en Chine aux côtés d’Emmanuel Macron le 9 janvier dernier, le groupe a déjà signé un premier protocole d’accord très prometteur avec le groupe CNNC pour la construction d’une usine de traitement des combustibles nucléaires usés. Un contrat estimé à plus de dix milliards d’euros qui pourrait permettre au groupe Orano, s’il était finalisé, de pérenniser dès aujourd’hui son activité pour les années à venir.

Rédigé par : La Rédaction

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