Les Future Energy Leaders s'engagent pour « promouvoir un futur énergétique durable » Les Future Energy Leaders s'engagent pour « promouvoir un futur énergétique durable »

Les Future Energy Leaders s’engagent pour « promouvoir un futur énergétique durable »

Alors que le programme des Future Energy Leaders du World Energy Council (ou Conseil Mondial de l’Energie) vient de clôturer son recrutement pour 2017, Sophie Rose (Manager au World Energy Council de Londres) et Clothilde Grascoeur (Chargée de communication du Conseil Français de l’Énergie – comité français du World Energy Council) ont accepté de présenter les objectifs de leur organisation aux lecteurs de L’Energeek.

  • Quand a été créé le programme Future Energy Leaders et dans quel esprit ? Pouvez-vous nous résumer ses principales missions ?

Sophie Rose : Le programme existe depuis de nombreuses années, et d’ailleurs notre secrétaire général était lui-même un Future Energy Leader (FEL). Toutefois, le programme n’avait pas exactement la même forme. Par le passé, le programme FEL était lié au Congrès Mondial de l’Energie organisé tous les 3 ans  par le World Energy Council. Mais depuis juin 2015 nous avons formalisé la structure du programme. Désormais, le FEL vise à intégrer les jeunes professionnels du secteur de l’énergie dans notre réseau, afin de leur permettre de développer leurs connaissances sur tous les types d’énergies. C’est une plateforme avec un nombre de participants limité (100), et chaque année on remplace un tiers des membres avec le souci de favoriser la continuité dans nos travaux.

Tout le monde ne peut donc pas intégrer le FEL 100, un comité de nomination sélectionne les 100 meilleurs candidats. Une fois sélectionnés, ils ont accès à des activités aussi bien au niveau régional, que national mais aussi mondial. Avec ce mode de désignation sélectif, les candidats apportent en retour leur dynamisme et leur vision créative au réseau et ils contribuent évidemment beaucoup à la diversité et à la richesse du programme. C’est une communauté avec laquelle il est vraiment très sympa de travailler. Il faut aussi savoir qu’ils exercent tous une activité professionnelle en parallèle, avec au moins trois ans d’expérience dans le secteur de l’énergie ; malgré cela, ils prennent le temps de participer à des événements et à des groupes de travail. Ils sont donc très motivés pour contribuer à notre objectif, qui est de promouvoir un futur énergétique durable et pour le bénéfice de tous. Enfin, l’objectif du programme c’est aussi de les préparer à devenir la prochaine génération de leaders du secteur énergétique, pour qu’ils soient capables de relever les défis du XXIème siècle.

  • Concrètement, comment fonctionne le FEL 100 ?

SR : Ce programme a son propre système de gouvernance qui est une sorte de réplique du système de gouvernance du Conseil. Il est composé notamment d’un président et d’un secrétaire autonomes, qui s’appuient sur le travail de trois comités : le comité des études, le comité du développement et le comité des nominations. Ce troisième comité se charge d’analyser toutes les candidatures reçues et de décider qui seront les nouveaux participants du programme ; ce sont eux qui veillent au respect des critères de sélection.

Un des principaux critères, c’est la diversité : la diversité de genre, la diversité géographique et la diversité dans le champ du secteur énergétique. Nous n’avons pas encore réussi à atteindre une diversité parfaite, mais on y tend et progresse chaque année. Par exemple, nous avons plus d’un tiers de femmes dans le programme, ce qui est bien mieux que la moyenne du secteur. Par ailleurs, nous comptons actuellement des participants en provenance de 62 pays ; et aussi des profils vraiment très différents : du public, du privé, des ministères, de la société civile… On continue de s’améliorer à ce niveau-là, c’est vraiment la priorité du FEL 100 !

Clothilde Grascoeur : Pour la sélection en France, on regarde la dimension énergétique du parcours et l’expérience des candidats, et nous veillons à la parité homme-femme. Néanmoins, on a tendance à favoriser les plus jeunes puisque le programme nécessite un engagement sur plusieurs années et que la limite d’âge est fixée à 35 ans. Au niveau géographique, il est vrai que ce sont principalement des Parisiens (Ile-de-France) qui postulent même si cela pourrait changer à l’avenir. Cette année, nous avons reçu 6 candidatures pour la France, même si d’autres ont été directement envoyées à Londres.

SR : Effectivement, en tout à Londres nous avons reçu plus de 160 candidatures. Pour l’instant il n’y a pas de quotas par pays, mais comme nous essayons de conserver une diversité au sein de nos membres, nous sélectionnons en général 1 ou 2 voire 3 candidats d’un même pays par promotion. En ce moment, nous sommes justement en train d’étudier les dossiers pour 2017, et je peux vous dire que c’est un choix très difficile à faire, cela devient de plus en plus compétitif, c’est excitant mais cela rajoute un peu une pression et tout le monde est très enthousiaste en voyant la qualité des candidats.

  • Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à un jeune qui s’intéresse aux problématiques énergétiques ?

SR : Le premier conseil évidemment, c’est de se rapprocher du comité national du Conseil Mondial de l’Energie dans son pays, de participer à certains des événements et rencontrer les gens, c’est un très bon moyen pour commencer à se constituer un réseau et une expertise. Par ailleurs, nous avons lancé récemment un nouveau programme qui s’appelle le World Energy Academy, c’est un programme de formation destiné à toutes les personnes qui souhaitent renforcer leurs connaissances du secteur de l’énergie. En reprenant nos publications, et différents scénarios prospectifs, on propose un entrainement adapté aux différents profils des participants, selon l’âge, l’origine géographique, etc. Cette offre a commencé en Amérique Latine, se développe actuellement en Europe et bientôt en Afrique.

CG : En France, nous sommes également en train de développer une version du programme World Energy Academy. Toutefois, nous ne pourrons pas le lancer dès 2017 car cela demande beaucoup de travail de produire un résultat de qualité, qui a effectivement vocation à devenir une référence. On organise souvent des conférences et des forums, cela permet de rencontrer du monde et de se faire éventuellement des contacts professionnels. Récemment, l’un de nos FEL a par exemple trouvé un emploi suite à des échanges qu’elle a pu avoir lors du 22e congrès mondial de l’énergie.[1]

  • Quels sont les prochains rendez-vous pour le Conseil Français de l’Énergie (CFE) ?

CG : Ces derniers temps, nous nous sommes surtout concentrés sur la réalisation de synthèses, ainsi que sur les études publiées au moment du 23ème Congrès Mondial de l’Énergie, qui s’est tenu à Istanbul. En ce moment nous préparons un séminaire sur les énergies renouvelables variables ; cet événement s’appuiera non seulement sur une publication du Conseil, mais aussi sur les recherches de l’Ademe, d’EDF et sur celles de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE). Parallèlement, nous préparons aussi le Forum Européen de l’Énergie qui aura lieu les 22 et 23 mai à Paris sur les modèles d’affaires. A cette occasion nous aborderons plus spécifiquement la question de la digitalisation du secteur, et aussi la question de l’énergie centralisée ou décentralisée. Lors de ce forum, nous aurons la possibilité de donner la parole à plusieurs interlocuteurs en provenance de différents pays européens, et notamment à des jeunes du FEL.

  • Comment se prépare un événement comme le Sommet des FEL à Lisbonne prévu en octobre 2017 ?

SR : Chaque année, l’assemblée exécutive du Conseil Mondial de l’Energie a lieu dans une ville différente. En 2017, nous nous réunirons à Lisbonne au mois d’octobre. Ce rassemblement est particulièrement important pour les Future Energy Leaders car c’est aussi à ce moment-là qu’est organisé le Sommet des FEL. Des activités sont organisées pendant une petite semaine afin d’intégrer les jeunes au réseau mondial et leur permettre à tous de se rencontrer. On a déjà commencé à travailler avec le Bureau du FEL sur l’organisation de cet événement, qui suscite beaucoup d’intérêt parmi l’ensemble des comités membres du Conseil, mais aussi chez nos partenaires. En effet, nous profitons de cette occasion pour aborder de très nombreux thèmes tels que l’accès à l’énergie, le changement climatique, ou encore la cyber sécurité et la digitalisation. Dans la mesure du possible, chaque Future Energy Leader participe à un groupe de travail, en fonction de ses centres d’intérêt ; puis leurs travaux (analyses, études de cas…) sont intégrés à nos rapports. Ces derniers sont ensuite diffusés dans notre newsletter et sur nos réseaux sociaux, notre ambition est de sensibiliser un public le plus large possible.

CG : Au Conseil Français de l’Énergie, nous réalisons une publication après chaque Congrès, je suis justement en train de terminer celle de l’édition 2016[2]. Il s’agit d’un résumé de tout ce qui s’est passé au Congrès avec une partie intitulée : « Paroles aux jeunes ». L’objectif c’est d’obtenir pour les FEL une visibilité comparable à celle d’un dirigeant ou d’un expert. Sinon, au niveau français nous n’avons pas non plus encore contracté de partenariat formalisé pour le moment. Pour autant, il y a quelques temps nous avons lancé un appel à projet au cours duquel nous avions été amenés à échanger avec des doctorants de la section étudiante de l’AEE (Association des Economistes de l’Energie).

  • Dans l’interview publiée à l’occasion du 23ème Congrès du World Energy Council, la présidente du FEL-100, Pirjo Jantunen, explique vouloir faire entendre la voix des jeunes dans les discussions énergétiques ; allez-vous par exemple participer à la 23eme Conférence des parties (COP23)?

SR : Avec notre groupe de travail en charge du changement climatique nous suivons attentivement les travaux des COP. Certains membres des FEL pourront être amenés, comme les années précédentes a prendre la parole lors d’événements officiels ou affiliés à la COP. De plus nos membres sont tous des jeunes professionnels en activité et un certain nombre d’entre eux seront amenés à s’y rendre dans le cadre de leur métier. Sur place, ils sont toujours très fiers de pouvoir promouvoir la vision du programme. Lors de la COP21, le World Energy Council était très impliqué dans le processus qui a conduit à l’adoption de l’Accord de Paris.

 

[1] http://www.worldenergy.org/news-and-media/news/young-energy-professional-lands-dream-job-after-completing-future-energy-leaders-programme/

[2] Publication désormais disponible : http://wec-france.org/DocumentsPDF/rapports/23e-Congres-mondial-de-l’energie.pdf

Rédigé par : Future Energy Leader World Energy Council

Future Energy Leader du World Energy Council
Les Future Energy Leader forment une communauté de jeunes professionnels qui s'engagent à façonner l'avenir énergétique mondial. Le programme FEL-100 du World Energy Council (ou Conseil Mondial de l’Energie) est conçu pour aider à inspirer et développer les leaders énergétiques de demain.
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